Que viennent chercher les aigrefins de Bharti d’Airtel dans nos murs ?

Le président de la République, le Maréchal Mahalat Idriss Deby Itno, a reçu ce matin une délégation du groupe Bharti Airtel conduite par son directeur régional Afrique, Anwar Soussa.

Selon nos informations, les discussions se seraient portées sur les stratégies d’expansion de la compagnie Airtel et le défi de l’amélioration de la qualité des services. « Airtel a été sommée par le Président de la République de répondre aux attentes des consommateurs », selon la présidence de la République. Quoi de plus normal au regard des mauvaises qualités de services que livre ce groupe indien de téléphonie mobile, réputé partout en Afrique pour son niveau élevé de filou.

Airtel Tchad, s’il réussit à obtenir une bonne marge de manœuvre dans son indiscipline de haute facture, il va sans dire que l’espace de régulation lui est moins contraignant, techniquement et légalement. Sans concurrence aucune pour avoir formé un véritable duo avec Moov Africa sur le dos des Tchadiens, il fixe les tarifs de ses produits et services à son bon vouloir. Les forfaits de cette téléphonie mobile, tous genres confondus, sont les plus chers en Afrique. En termes de couverture, elle est la plus modique. Aujourd’hui, il est difficile de joindre sans peine un correspondant d’Airtel dans les campagnes. Des crashes démoniaques, des interruptions fantasmagoriques, mais des consommations diaboliques.

Un autre aspect purement pervers d’Aitel Tchad dont on ne parle jamais est le traitement de son personnel. Malgré l’argent amassé sur le dos des consommateurs tchadiens, les travailleurs d’Airtel Tchad sont les moins bien rémunérés. Comme pour éviter tout soupçon, la téléphonie sous-traite ses services de ressources humaines. Dans les faits, le même lobby interne et les sous-traitants se partagent les différences défalquées sur les salaires des minables agents.

C’est par exemple le cas des agents du centre d’appel ou le Call center (ligne 121) qui ont été limogés collectivement mais très abusivement en 2023 sans avoir perçu leurs droits sociaux. Le sous-traitant, Emploi Service, une société camerounaise réputée pour ses pratiques esclavagistes, a bousillé toutes les pistes de requête, même à l’inspection du travail. Pourtant, les conditions de travail auxquelles est soumis le personnel d’Airtel Tchad sont exécrables : manque de couverture sanitaire, pression de temps et de résultats, manque de moyens de déplacement, les ships nocturnes, etc. Tout cela pour un salaire de catéchiste.

Le gouvernement doit aussi pousser sa curiosité sous cet angle. Il est inadmissible que des entreprises étrangères indisciplinées à l’image d’Airtel Tchad profitent de la montée en puissance du taux de chômage des jeunes pour les réduire en esclavage moderne.

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