CIMAF Tchad brille par la filouterie

Depuis quelques semaines, les Tchadiens n’arrivent plus à construire. Les chantiers sont en pause. Il n’y a plus de ciment. Cette matière précieuse dans la construction est devenue rare et chère partout au Tchad. Les prix varient entre 12 000 et 15 000 francs selon les catégories de sacs répertoriées sur les itinéraires de vente des quincaillers.

Le 26 février 2025, lors de la présentation de son programme politique, le Premier ministre, Allah Maye Halina, avait été interpellé par plusieurs députés sur cette flambée injustifiée des prix de ciment. Si les commerçants ont été directement accusés par les élus nationaux d’être auteurs de cette spéculation, il faut révéler en revanche que la vérité est toute autre. Il s’agit de CIMAF Tchad, le coupable.

En effet, cette entreprise marocaine semble prendre du plaisir dans les spéculations des prix. Elle en fait son dada. Selon nos informations, elle a choisi un bon timing pour poser son forfait, car, pendant cette période, plusieurs chantiers de l’État ont démarré́. Aussi, les particuliers s’activent dans les travaux de construction. La demande est donc forte. Une raison pour CIMAF Tchad d’entretenir volontairement une pénurie à l’effet de se faire fortune.

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Les justifications selon lesquelles les taxes sur les importations des matières premières ont augmenté́ ne sont que des alibis. Rien n’a augmenté́, même pas un centime. Il s’agit tout simplement d’une arrogance et de la mafia commerciale.

Le gouvernement doit prendre rapidement ses responsabilités en interpellant les responsables de cette société́ récalcitrante afin de réparer les dommages causés. À la limite, elle doit purement et simplement plier ses bagages. Aussi, cela doit interpeller le gouvernement à relancer la cimenterie de Baoré pour satisfaire les Tchadiens. Il est ridicule qu’une entreprise étrangère s’arroge d’une telle arrogance pour renflouer ses comptes aux dos des pauvres citoyens.

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