Maintenant qu’ils sont maires…

Tout est clos. Plus de campagnes, plus de bruits, plus d’élections. Les six scrutins qu’a connus se sont globalement déroulés, en tout cas sans grands couacs. Ce qui « témoigne ainsi de la vitalité démocratique au Tchad », a reconnu le président de la République Mahamat Idriss Deby Itno. Il reste quatre ans et quelques mois pour évaluer l’efficacité des hommes et des femmes qui ont désormais la responsabilité de mettre en musique les 12 chantiers et 100 actions du chef de l’État repris souvent en chœur chaque fois que l’occasion se présente.

Parmi ces élus, s’il y en a sur qui le peuple doit veiller tel que du lait sur le feu, ce sont les maires des différentes villes et arrondissements. Ils sont les véritables acteurs de la mise en œuvre pratique directe de la vision politique du chef de l’État à travers les politiques locales de développement orientés vers les actions et résultats qui doivent impacter durablement la vie de leurs administrés dont les attentes sont immenses.

Le niveau du sous-développement du Tchad mérite que des moyens conséquents soient mis à la disposition des communes pour les aider à bâtir des plans locaux de développement adaptés aux nombreuses attentes des populations. Mais surtout, que ces maires disposent eux aussi des compétences adéquates en gouvernance locale et politiques publiques. C’est justement à ce niveau que le doute survient. Car la plupart d’entre eux semblent se préoccuper de leurs propres problèmes plutôt que de ceux de leurs électeurs. Il faudra ainsi donc les tenir à l’œil.

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