Le soleil du 21 avril 2021, aura été fort et malheureux pour un peuple qui vient de perdre son président. La tragédie ! Le Maréchal Idriss Deby Itno est mort. Le ciel s’assombrit. La panique s’empare de N’Djaména. Personne ne peut parler à voix déployée. Personne ne peut courir. Personne ne peut proposer de solution. Sinon à qui ? Le roi est mort après un peu plus de trente d’habitude. Il faut qu’un autre roi vive. Mais qui ?
Les choses ne tarderont cependant pas à se mettre en place puisque la République elle, ne meurt jamais ! Dr Haroun Kabadi, alors président de l’Assemblée nationale va refuser l’offre constitutionnelle à cause de son état de santé fragile mais surtout à cause du moral de l’armée qu’il était totalement mélangé en pleine période de guerre.
Les généraux, puisque le Tchad en compte énormément, vont se concerter, on ne sait dans quel climat, pour confier les rênes du Tchad à Mahamat Idriss Deby Itno, leur chef qui veillait sur la DGSSIE. Le conseil militaire de transition (CMT) est ainsi installé. Le pays est en marche. Le vœu de tous. L’apocalypse est désormais un mythe.
Des doutes, des questionnements, des inquiétudes légitimes vont gagner les esprits des certains Tchadiens quant au gabarit du CMT à pouvoir naviguer en plein milieu de la lagune. Mais, le soutien des vieux opposants à Deby père va donner un coup d’accélérateur à une transition qui vient de commencer. L’opposition, la grande partie remet la queue entre les jambes et décide de soutenir le processus. Une histoire…
Droit dans ses bottes, Mahamat Idriss Deby Itno va réussir à négocier avec tout le monde : politico-militaires, activistes, exilés politique et d’opinion, opposition radicalisée.
Au sortir du dialogue national inclusif et souverain (DNIS), les signes ne vont plus tromper. Mahamat Idriss Deby Itno prend la forme d’un président. Ce qui lui sera permis dans la nouvelle constitution de décembre 2023.
En avril 2024, il va battre sa campagne électorale contre son premier ministre en poste, Dr Succès Masra, rentré au Tchad grâce à la magnanimité du président Mahamat Idriss Deby Itno après les évènements tragiques du 20 octobre 2022. Une campagne électrique. Des pics et des clash verbaux dithyrambiques. Des vérités qui sortent sans être forcément convoquées. Mahamat Idriss Deby Itno sera élu à la suite de l’élection présidentielle du 06 mai puis investi désormais comme président démocratiquement élu par le peuple.
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Il faut être un soldat à la trame de Mhamat Idriss Deby Itno, audacieux pour tenir ce pari. Le chef de l’État ne va pas s’arrêter là. Il faut que la normalité constitutionnelle soit rétablie. C’est ainsi qu’il va mettre le double bouchon pour organiser pour la première fois dans l’histoire électorale du Tchad, des élections législatives, provinciales et communales couplées. Le peuple souverain va se prononcer. Les élus sont choisis. La République est toujours en marche. Il faut fermer le chapitre avec l’élection sénatoriale dont la formule est étrange et qu’un peu complexe pour un Tchadien lambda.
Toute cette trajectoire témoigne de la volonté du Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno est bâtir un Tchad plus sérieux, plus institutionnellement durable et plus inclusif. La transition tchadienne peut donc être citée en exemple dans les manuels scolaires à venir.
Le défi qui reste désormais au Président de la République, son gouvernement, l’Assemblée nationale, les conseils communaux et provinciaux et le sénat, est celui de développement socio-économique. Il faut changer le quotidien des Tchadiens, un peuple laborieux et patient. Ainsi, il faut investir dans des secteurs sérieux que sont l’agriculture, l’élevage, le numérique, les innovations, etc.
Les jeunes n’entendent pas plus que l’emploi. Le gouvernement doit y penser en ouvrant grand, les portes de la fonction publique sans oublier la stimulation de l’entrepreneuriat des jeunes. Il faut activer tous les leviers de développement socio-économique parce que les Tchadiens veulent mieux vivre ensemble dans la paix et la stabilité.

