A la mi-journée ce lundi 21 avril, les cloches de la basilique Saint-Pierre ont sonné le glas pour annoncer la mort du pape François aux fidèles. Le souverain pontife est mort au Vatican à 88 ans des suites d’une sévère pneumonie.
Après la mort du pape, François, c’est donc Kevin Farrell, le cardinal camerlingue, qui s’occupera des affaires courantes. Il fera office de pape « par intérim » chargé de gérer l’Eglise jusqu’à l’élection du nouveau souverain pontife, avec des pouvoirs nettement réduits et surtout administratifs.
C’est le cardinal Kevin Farrell qui doit officiellement constater la mort du pape et organiser le conclave. Jusqu’à Pie XII, mort en 1958, il constatait le décès du chef de l’Église en le frappant sur le front avec un petit marteau en argent, pour s’assurer qu’il était bien mort.
Il convoquera ensuite les réunions de cardinaux, appelées « congrégations », pour décider avec elles du jour et de l’heure de l’exposition de la dépouille du pape défunt, de la date de l’inhumation. Celle-ci doit intervenir entre le 4e et le 6e jour après la mort. C’est également ainsi qu’est fixée la date du début du conclave, chargé d’élire le nouveau pape, qui doit débuter au plus tôt 15 jours et au plus tard 20 jours après le décès.
En principe, les obsèques doivent avoir lieu en la Basilique Saint-Pierre, sauf en cas de dispositions testamentaires contraires. Le pape François a voulu simplifier ces obsèques, en prévoyant un rite unique et plus rapide et un enterrement dans un cercueil simple, pour davantage de sobriété. Contrairement à ses prédécesseurs, François a révélé vouloir être inhumé dans la basilique Sainte-Marie Majeure de Rome et non au Vatican.

