Délocalisation de la fête nationale de la jeunesse tchadienne : l’AJADR vocifère

La fête nationale de la jeunesse tchadienne édition 2025 initialement prévue dans la ville de Pala, chef-lieu de la province du Mayo-Kebbi Ouest, est délocalisée par un arrêté N°034/PR/PM/MJS/DC/2025, le 02 mai par le ministre de la jeunesse, Hamit Maïdé Lony. La ville de N’Djaména est dorénavant retenue pour abriter cet événement.

Cependant, l’Association des jeunes pour l’animation et le développement rural (AJADR) se dresse, vent debout, contre cette décision qu’elle juge « unilatérale. » Dans une déclaration y relative, faite cet après-midi du 03 mai 2025, Deuba Rodrigue Tchoke, président de cette association, a dénoncé l’exclusion des autorités locales, des leaders communautaires et des jeunes eux-mêmes dans le processus ayant abouti à cette délocalisation. Pour lui, le ministère de la jeunesse a, par cet acte, manifesté du « mépris pour la jeunesse » de la province du Mayo-Kebbi Ouest qui voyait en cette fête une occasion unique de mettre en lumière ses talents, ses initiatives et ses aspirations.

Il poursuit par ailleurs que la délocalisation de ce grand rendez-vous de la jeunesse tchadienne est de nature à priver une frange importante de la population de son droit à la participation, à la visibilité et à l’engagement citoyen.

L’AJADR va un peu plus loin. Elle qualifie l’arrêté du ministère de la jeunesse d’injuste et contre-productif et exige que cette « incidence institutionnelle  » soit corrigée afin de  »permettre à la jeunesse du Mayo-Kebbi Ouest de célébrer dignement et fièrement cette fête dans sa propre province. »

Dans la foulée de cette communication, l’AJADR renseigne que depuis le choix porté sur la ville de Pala en 2023, aucun préalable financier n’a été pris pour l’aboutissement de cette fête. « La province du Mayo-kebbi Ouest est-elle une province qui doit continuer à être dénigrée, siphonnée ou méprisée par le gouvernement qui nous réduit à des mendiants des actions du gouvernement ? » s’est interrogé Deuba Rodrigue Tchoke.

L’association menace de raccrocher ses valises à la prochaine édition de N’Djaména en mobilisant tous les jeunes Mayo-Kebbi Ouest. « Nous réservons le droit de saisir la chambre administrative de la cour suprême, les autorités compétentes pour que notre province ne soit pas méprisée de la sorte. » a précisé le président de cette association.

Pour finir, l’AJADR appelle les jeunes de la province à rester vigilants et refuser toute manipulation « car c’est la province qui est négligée ».

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