Le 06 mai dernier le président de République, Mahamat Idriss Deby Itno a annoncé la création d’un nouveau cadre national de dialogue après la dissolution de cadre national de conseil politique (CNCP). Le Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), dans une déclaration faite ce mercredi 07 mai annonce sa non participation à la mise en place de ce nouvel instrument de dialogue et dénonce la manipulation du gouvernement pour bloquer les revendications populaires de toute opposition.
Dans sa déclaration, le porte-parole du GCAP, Maxe Kemkoye, a longuement critiqué la création de ce nouveau cadre : « Le problème de la création d’un cadre de dialogue politique n’est ni un problème politique majeur auquel le pays est confronté ni une priorité de gouvernance à laquelle les Tchadiens attendent des réponses institutionnelles en urgence »
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Le GCAP dénonce l’absence de fondement juridique de cette institution non prévue par la Constitution. Selon eux, c’est juste un modèle nigérien comme référence qui ne saurait justifier une transposition sans les garanties constitutionnelles nécessaires. Il estime que cette création ne vise plus à résoudre les tensions politiques ni à instaurer un véritable processus de réconciliation, mais plutôt à légitimer un pouvoir illégitime.
Maxe Kemkoye affirme que le GCAP n’est pas une coalition de caution à un pouvoir qui souffre de déficit de légitimité. Si le système s’est rendu compte de l’instabilité actuelle du pays et de son pouvoir qui ne tient qu’à un fil et qu’il y a des problèmes politiques majeurs dont ni l’Assemblée nationale ni le Sénat, dans lesquels siègent des personnes nommées et non élues, la voie royale pour un apaisement politique général et la stabilité devant instaurer la confiance des Tchadiens aux institutions demeure ni plus ni moins l’ouverture d’un dialogue politique sincère.
Par ESSIBEYE Lévis

