La colère a éclaté ce dimanche 8 juin 2025 à Douala, où les militants et sympathisants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), dirigé par le professeur Maurice Kamto, se sont vu interdire l’accès au siège régional de leur parti
Une imposante présence policière, appuyée par des unités de gendarmerie anti-émeutes, a paralysé le quartier, interdisant tout rassemblement autour des locaux du parti d’opposition.
Malgré cette interdiction, des milliers de sympathisants, majoritairement jeunes, ont bravé les barrages pour témoigner leur fidélité à leur leader, attendu dans la ville pour une réunion politique. Le climat est resté tendu tout au long de la journée, dans un contexte marqué par des restrictions sévères à la liberté de circulation.
Ce lundi matin, Maurice Kamto avait prévu de remettre ça à 10 h, comme il l’a annoncé sur ses réseaux sociaux. Mais, là encore, le dispositif policier mis en place au quartier où se trouve le siège du MRC a rendu ce rendez-vous avec les militants impossible.
La veille, Maurice Kamto a indiqué être « séquestré » dans la résidence qu’il occupait à Douala. Il n’en est donc ressorti que pour prendre la route de Yaoundé, et sous escorte.
Ce 9 juin, à la mi-journée, les autorités locales n’ont pas encore commenté ces incidents qui ont passablement secoué la ville de Douala ces dernières heures et qui auraient conduit à l’interpellation d’une douzaine de militants du MRC, selon les responsables locaux du parti.
Cette situation a ravivé les tensions politiques et provoqué des réactions contrastées au sein de l’opposition. Parmi les voix qui se sont élevées, celle d’Abel Elimbi Lobé, leader du mouvement Kawtal. Pour lui, Maurice Kamto ne serait rien d’autre que « le produit du système qu’il dénonce aujourd’hui ». Dans une critique acerbe, il a rappelé l’historique de l’opposant. « Rien de nouveau sous le soleil ! Quand Kamto servait le régime Biya, les opposants voyaient aussi leurs réunions interdites. Il découvre aujourd’hui le monstre qu’il a contribué à nourrir »,

