La Constitution de décembre 2023, fruit d’un référendum, a consacré la forme unitaire de l’Etat de la République du Tchad. Les arguments de cette nouvelle loi fondamentale, calquée sur celle de 1996, tournement le plu souvent sur la forme de la décentralisation jugée « très poussée ».
En décembre 2024, les élections législatives, provinciales et communales ont permis d’entamer la mise en, œuvre effective de la décentralisation. Cependant, les contours devant permettre la bonne gouvernance locale conservent quelques zones d’ombres. Entre confusion des prérogatives et ignorance des champs d’action, les élus locaux doivent bénéficier des orientations plus poussées pour une bonne intervention au profil de leurs électeurs.
Cette nouvelle forme de gouvernance la libre administration des collectivités autonomes (CA). L’État devra désormais se concentrer sur les fonctions régaliennes et stratégiques, tandis que les collectivités autonomes prennent en charge les affaires locales. Elle devra en outre favoriser le transfert des compétences ainsi que l’autonomie financière qui voudrait qu’en plus des ressources transférées par l’Etat central, les collectivités disposent de ressources propres reposantes sur les impôts locaux.
Le contrôle et la recevabilité assurant la transparence dans la gestion de ces collectivités afin de renforcer la gouvernance locale et à répondre aux aspirations des populations pour un développement durable et participatif.
Le Premier ministre, Amb. ALLAH MAYE Halina, a installé ce 12 juin 2025, les membres du comité d’organisation d’un séminaire national sur cette question de décentralisation. Ce comité préparatoire est présidé par le ministre délégué à l’Administration du Territoire, chargé de la Décentralisation, Ahmat Oumar Ahmat, et composé de plusieurs membres du gouvernement, des membres du cabinet du Président de la République et du Premier ministre, des Parlementaires, des cadres de plusieurs ministères, et des représentants des collectivités locales.

