Ce jeudi 17 juillet 2025, l’Autorité de l’aviation civile (ADAC) a accueilli les parlementaires juniors africains pour les Nations unies au Tchad, composés de sénateurs, d’ambassadeurs, de députés et de diplomates juniors, conduits par leur coordinateur national Djimtibaye Kenzo Miraringar. Ils sont venus présenter la mission de leurs institutions parlementaires respectives à l’ADAC mais aussi en profiter pour s’enquérir de la mission principale de cette institution.
Le directeur général de l’Autorité de l’Aviation civile, Brahim Guihini Dadi, a présenté brièvement l’institution aux parlementaires. Pour lui, l’ADAC, en tant qu’institution nationale de l’État, a pour mission la certification des exploitants aériens (les compagnies aériennes, les organismes de formation et l’ASECNA). Elle veille à la sûreté et à la sécurité aérienne. Au cours des échanges, les parlementaires juniors ont posé des questions relatives à l’aviation civile au Tchad en général, à la sûreté et à la sécurité aériennes, ainsi qu’au coût des billets d’avion.
Tour à tour, le directeur général, Brahim Guihini Dadi, et ses collaborateurs ont apporté des réponses aux différentes préoccupations des parlementaires juniors. Par rapport à la question du manque de la compagnie tchadienne, Brahim Guihini Dadi répond : « En tant qu’État, nous ne sommes pas obligés d’avoir notre compagnie nationale. C’est bien d’avoir une compagnie pour couvrir l’ensemble du Tchad, assez vaste. Mais ce n’est pas une obligation. » Plus loin, il rappelle qu’« avoir une compagnie nationale est l’une des activités les plus difficiles au monde en raison des charges d’exploitation assez élevées : les personnels, les avions, le kérosène, les taxes, etc. Et donc, dans toutes ces choses, si la personne arrive à vendre un billet et qu’il lui reste 1000 FCFA de bénéfices, c’est vraiment un génie. »
De l’autre côté, le coordonnateur du Parlement junior africain pour les Nations Unies, Djimtibaye Kenzo Miraringar, quant à lui, a présenté le Parlement junior qui a la mission de vulgariser les objectifs de développement durable, de mener les enquêtes parlementaires et de faire les plaidoiries auprès des autorités pour la question des jeunes. Et puis, le Parlement junior a le programme de partenariat médias pour former les jeunes au métier des médias et aussi le programme de solidarité qui permet de financer les projets dudit Parlement.
Satisfait de la visite du Parlement junior africain pour les Nations unies à l’ADAC, Brahim Guihini Dadi a, en outre, saisi l’occasion pour exhorter les parlementaires juniors à l’effet d’orienter également leurs programmes sur les jeunes vers le domaine de l’aviation civile, tant le Tchad en a énormément besoin.
À la fin de la visite, l’autorité de régulation aérienne a remis quelques gadgets à ces jeunes parlementaires pour les Nations unies au Tchad. D’après le coordonnateur du Parlement junior africain pour les Nations unies, le Tchad est le troisième pays qui dispose du Parlement junior africain. Il compte avoir bientôt les représentants dans les vingt-trois provinces pour s’impliquer dans la réalité que vit la jeunesse tchadienne.
Par ILLETGUI SAMGUE Thomas

