Mahamat Ahmat Choukou : l’architecte discret du succès du séminaire sur la décentralisation au Tchad

Le séminaire national sur la décentralisation, tenu du 21 au 25 juillet 2025 à N’Djaména, restera sans doute un événement d’envergure dans l’histoire de la réforme institutionnelle du Tchad. Sous le haut patronage du Maréchal, Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, les assises ont abouti à une feuille de route claire et ambitieuse, articulée autour de 32 actions concrètes et des recommandations réalistes.


Derrière ce résultat au succès évident, salué du haut de la tribune par le Maréchal, Président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno, puis magnifiée par le Maire de la ville de N’Djaména, Senoussi Hassana Abdoulaye, une main experte, discrète mais ferme a su canaliser les débats et garantir l’efficacité des travaux : il s’agit du président du présidium, Mahamat Ahmat Choukou, juriste, ancien ministre, ancien Président du Conseil Constitutionnel et actuel conseiller à l’Administration du territoire et à la Décentralisation du Premier Ministre.

Une conduite exemplaire des travaux

Pédagogue tout fait, de son statut d’enseignant à l’École nationale d’administration du Tchad, Mahamat Ahmat Choukou a réussi à ressouder les fractures qui se sont manifestées à l’entame des travaux du séminaire, notamment entre les élus locaux et ceux du gouvernement. « Le président Choukou, avec le présidium, a su (…) toucher du doigt le dysfonctionnement systématique que nous avons pu mettre en œuvre dans le cadre de la décentralisation », témoigne sur une chaîne de télévision, le Maire de la ville de N’Djaména. L’axiome principal, c’est que d’emblée, certains participants avaient une mauvaise appréhension de la mise en œuvre de la décentralisation, de son cadre juridique et surtout de la répartition des compétences et responsabilités au niveau local. À ce hic, le président du présidium, mettant en relief les formules constitutionnelles, a donné forme et appétit aux échanges qui ont fini par devenir fructueux, riches et productifs pour la plus grande réussite des échanges entre les participants. Un pari tenu.


« Il a dirigé les débats avec tact, méthode et un souci constant de l’équilibre. Jamais un participant n’a été marginalisé », a déclaré un élu communal venu d’Abéché. L’ancien président du Conseil constitutionnel a su faire de la diversité des points de vue une force, permettant l’adoption consensuelle d’un cadre stratégique réaliste et adapté au contexte tchadien.
Une feuille de route pour une gouvernance locale durable
Les recommandations finales de ce séminaire s’articulent autour du renforcement du cadre juridique et institutionnel, du transfert effectif des compétences, des ressources et de la promotion d’une gouvernance locale participative.

Le rôle du présidium a été plus que décisif dans l’élaboration de ces orientations. Il a veillé au grain à ce que les intérêts de l’État, des collectivités et des citoyens soient pris en compte conformément aux dispositions constitutionnelles et légales.

Une vision, un style et un engagement

Les avis convergent, les compliments aussi. Mahamat Ahmat Choukou, au perchoir de cet événement historique, il va donc sans dire que les participants ont misé sur une figure respectée, dotée d’une vision claire de la décentralisation, domaine qu’il maîtrise avec perfection, et d’un style de leadership fondé sur le dialogue et le respect des institutions.

Cette confiance a été pleinement justifiée par l’achèvement du séminaire dans un climat d’unité, d’espoir renouvelé et de détermination à faire de la décentralisation un levier de développement territorial.
À l’heure où la République du Tchad s’engage résolument vers une cinquième République plus proche des citoyens, eu égard aux différents discours recoupés lors de ce séminaire, la rigueur du président du présidium restera un repère pour des réformes à venir.

Par Nathaniel MOUNONE

 

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