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	<title>Entretien Idées -</title>
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		<title>« La différence de prix du Starlink au Tchad et dans les autres pays en Afrique est de taille. » Haliki Choua Mahamat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathaniel Mounoné]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jul 2025 13:49:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretien Idées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Starlink, la filiale de services internet par satellite du groupe américain SpaceX, a lancé officiellement ses activités au Tchad le&#8230;</p>
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<p>Starlink, la filiale de services internet par satellite du groupe américain SpaceX, a lancé officiellement ses activités au Tchad le 3 juillet 2025. Cette entrée constitue une première dans la zone CEMAC, où le pays devient le tout premier à octroyer une autorisation formelle d&rsquo;exploitation au fournisseur dirigé par Elon Musk. Selon les détails publiés sur le site de l&rsquo;entreprise, les offres mensuelles disponibles au Tchad sont parmi les plus compétitives sur le continent. Elles se déclinent en deux formules. Un forfait mensuel de 250 Go à 18 000 francs CFA, et une option illimitée à 32 000 francs CFA (soit environ 52 USD), soit un tarif presque similaire à ceux pratiqués en République Démocratique du Congo, en Angola au Nigeri ou encore au Bénin. <strong>Grande Interview de Salam Info sur ce sujet avec le Directeur général de l&rsquo;Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP),</strong> <strong>Haliki Choua Mahamat.</strong></p>

<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Salam Info :</span><span style="color: #000080;"> Le Tchad a été officiellement autorisé à utiliser, on va le dire ainsi, la connexion satellitaire Starlink. Monsieur le Directeur général, est-ce désormais une solution miraculeuse au sempiternel problème d’accès à un internet au Tchad ?</span></em></strong></p>

<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Haliki Choua Mahamat</strong></span> : Une solution miraculeuse, je ne saurais le dire. Toutefois, l’arrivée du Starlink au Tchad contribuera énormément à la bonne connectivité. Aujourd’hui, le Starlink est satellitaire, très fluide et moins cher. Son arrivée fera jouer la concurrence par rapport aux opérateurs que nous avons ici au Tchad. Dès lors que quelqu’un a les équipements nécessaires, il peut désormais se connecter légalement.</p>

<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Salam Info :</span> <span style="color: #000080;">Les critiques parlent de la cherté du coût cher des équipements Starlink. Comment faire pour minimiser cette fracture ?</span></em></strong></p>

<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Haliki Choua Mahamat :</strong></span> D’abord, le Starlink n’est pas mobile. Les équipements de Starlink sont fixes. Nous avons fait un benchmarking dans les pays environnants. Aujourd’hui, nous avons pu négocier pour obtenir le prix le plus bas qui puisse exister. Le Starlink n’est pas cher par rapport à ce qui se dit dessus, encore moins par rapport à ce qui se trouve ailleurs en Afrique. La différence de prix du Starlink au Tchad et dans les autres pays en Afrique est de taille.</p>

<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Salam Info :</span> <span style="color: #000080;">Un bémol, s’il y’en a, avec l’arrivée de starlink, c’est évidemment l’énergie. Et sur le plateau d’une télévision privée, le ministre des télécommunications avait déclaré « qu’il est impossible d’installer le starlink sans l’électricité ». Comment comptez-vous faire pour desservir par exemple les zones rurales, sans oublier que même la ville de N’Djaména n’est pas toute desservie en électricité ?</span></em></strong></p>

<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Haliki Choua Mahamat :</strong> </span>D’abord, je ne suis pas là pour commenter les propos du ministre. L’énergie, ce n’est pas L’ARCEP qui la gère. Déjà, le gouvernement fait un travail titanesque dans ce sens. Le président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, donne toujours les instructions fermes pour une amélioration de l’électricité.</p>

<p>Ce n’est pas seulement Starlink qui a besoin de l’énergie. Tous les opérateurs ont besoin de l’énergie. Voyez dans les sites des opérateurs (Moov et Airtel), soit ils ont des groupes électrogènes, soit des panneaux solaires. Donc, nous avons besoin de l’énergie. Et ce pays a besoin de l’énergie. Les plus hautes autorités du pays sont en train de faire de leur mieux pour que le Tchad soit en termes d’énergie. Elles sont en train de se battre, et c’est un combat qu’elles sont en train de mener. Nous avons confiance aux autorités et nous y arriverons.</p>

<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Salam Info :</span> <span style="color: #000080;">Un délai de deux semaines a été donné aux détenteurs des kits Starlink acheté à l’étranger afin qu’ils confirment aux normes de vos services. Constatez-vous l’afflux des consommateurs ?</span></em></strong></p>

<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Haliki Choua Mahamat :</strong></span> Nous ne sommes pas des commerciaux du Starlink. L’afflux, nous ne saurons le dire sur ce qui est sur la plateforme. Pour se connecter à Starlink, il faut passer par la voie électronique. Avant l’arrivée officielle du Starlink au Tchad, beaucoup de Tchadiens utilisent le Starlink de manière illégale. Pour ne pas les pénaliser, maintenant qu’il y a la plateforme via laquelle ils peuvent se connecter comme ils le font ailleurs. Nous leur avons donné un délai de deux semaines ; le temps que le mois finisse pour qu’au prochain mois, ils se connectent à partir du Tchad. Ceux qui refusent, par ce délai, des équipes vont sillonner et on va essayer de les traquer pour qu’ils rentrent dans la légalité.</p>

<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Salam Info :</span><span style="color: #000080;"> Avez-vous au moins mis sur pied un mécanisme pour les accompagner dans ce sens ?</span></em></strong></p>

<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Haliki Choua Mahamat :</strong> </span>C’est le rôle de la société Starlink elle-même. Comment elle va faire pour attirer sa clientèle, comment elle va demander aux autres de faciliter la connexion. Starlink est un fournisseur d’accès comme les autres. Elle est soumise aux principes. Et nous, en tant que régulateur, nous allons veiller et nous allons appliquer les textes en la matière.</p>

<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Salam Info :</span><span style="color: #000080;"> Le Tchad est parfois habitué à couper la connexion internet pour des raisons sécuritaires en l’occurrence. Que va-t-il se passer avec le starlink ? Auriez-vous aussi la possibilité de l’interrompre au besoin ?</span></em></strong></p>

<p>Permettez-moi de vous faire savoir que cette histoire de coupure d’internet par le gouvernement n’est pas fréquente. Il y en a eu combien de fois dans toute l’histoire du pays ? Il y a eu peut-être une ou deux fois. Ce sont des choses de courte durée si la sécurité de ce pays est menacée. Pour jouir de l’internet, il faut qu’il y ait la paix. Ce n’est pas propre aux Tchadiens, ni à notre gouvernement. Il se peut que, pour des raisons x ou y, ils puissent arriver à suspendre la connexion pour la sécurité. Cela peut arriver. Mais ce n’est pas un cas fréquent.</p>

<p>La coupure peut arriver à tout moment, on la sent. C’était le cas il y a deux ou trois jours. C’est beaucoup plus le cas du vandalisme constaté ailleurs. Maintenant, si à un moment donné, on ne le souhaite pas, s’il faudrait suspendre pour question de la paix, Starlink est soumis aux mêmes principes que les anciens opérateurs.</p>

<h3><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #ff6600;"><strong>Interview réalisée par Nathaniel MOUNONE</strong></span></span></h3>
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		<title>Interview : « L’ampleur de la corruption est telle qu’elle est souvent perçue comme une norme plutôt qu’une déviance » Jean Bosco Manga</title>
		<link>https://salaminfo.com/2025/06/13/interview-lampleur-de-la-corruption-est-telle-quelle-est-souvent-percue-comme-une-norme-plutot-quune-deviance-jean-bosco-manga/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=interview-lampleur-de-la-corruption-est-telle-quelle-est-souvent-percue-comme-une-norme-plutot-quune-deviance-jean-bosco-manga</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathaniel Mounoné]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 09:58:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretien Idées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La corruption au Tchad est un mal encré dans l’administration tchadienne et ne cesse d’affecter le progrès à tous les&#8230;</p>
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<p><strong><em>La corruption au Tchad est un mal encré dans l’administration tchadienne et ne cesse d’affecter le progrès à tous les point de vue. Elle compromet la gouvernance et la confiance des citoyens. Dans cette interview avec Jean Bosco Manga, Juriste et Écrivain, nous analysons l&rsquo;ampleur du phénomène, l&rsquo;efficacité de l&rsquo;Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) créée en 2023, et les défis auxquels elle fait face. Entre manque d&rsquo;indépendance, pressions politiques et moyens limités, des réformes et une volonté politique forte apparaissent indispensables pour espérer un réel changement.</em></strong></p>

<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Salam Info :</span> </strong><em><strong>Comment évaluez-vous l’ampleur de la corruption dans l’administration tchadienne aujourd&rsquo;hui ?</strong></em></p>

<p><em><span style="text-decoration: underline; color: #ff6600;"><strong>JBM : </strong></span></em>La corruption dans l’administration tchadienne demeure un phénomène profondément enraciné, systémique et à large échelle. Elle touche quasiment tous les niveaux de la fonction publique, de l’administration centrale aux services déconcentrés, compromettant gravement la gouvernance, l&rsquo;efficacité institutionnelle et la confiance des citoyens dans l’État.</p>

<p>Selon les rapports successifs de Transparency International, le Tchad figure régulièrement parmi les pays perçus comme les plus corrompus au monde. Cette situation se manifeste par plusieurs formes : détournements de fonds publics, favoritisme dans les recrutements, paiements illicites pour l’accès aux services de base tels que la santé, l&rsquo;éducation, la justice, et les surfacturations dans les marchés publics.</p>

<p>Ce phénomène a des conséquences directes sur la qualité des services publics et accentue les inégalités sociales. Il affaiblit l’État de droit, bride le développement économique et contribue à la fragilité de l’État face aux crises, notamment sécuritaires ou humanitaires.</p>

<p>L’ampleur de la corruption est telle qu’elle est souvent perçue comme une norme plutôt qu’une déviance. Cela rend la lutte contre ce fléau d’autant plus difficile, car elle nécessite une volonté politique forte, une justice indépendante et une mobilisation citoyenne soutenue.</p>

<p><span style="text-decoration: underline;"><strong><strong>Salam Info : </strong></strong></span> <em><strong>Quelle est votre analyse sur la création de I ’Autorité Indépendante de Lutte contre la</strong> <strong>Corruption (AILC)en 2023, d&rsquo;autant plus que ces derniers temps, des critiques fusent et font état de manque d’efficacité et d’indépendance de cette institution ?</strong></em></p>

<p><em><span style="text-decoration: underline; color: #ff6600;"><strong>JBM : </strong></span></em>La création de l’AILC en 2023 a été présentée comme un tournant décisif dans la lutte contre la corruption au Tchad. Cependant, à l’analyse, cette institution montre rapidement ses limites, notamment en termes d’efficacité et d’indépendance – deux piliers pourtant essentiels à sa crédibilité.</p>

<p>Premièrement, l’indépendance de l’AILC est largement contestée. Son rattachement direct à l’Exécutif, sans mécanismes de contrôle externe véritablement opérationnels, soulève des doutes sur sa capacité à enquêter ou sanctionner de manière impartiale, surtout lorsque des personnalités proches du pouvoir sont impliquées. Le fait que certains individus soupçonnés de malversations soient non seulement libres, mais parfois même promus à des postes stratégiques, illustre clairement le manque de volonté politique pour un assainissement réel de la gouvernance.</p>

<p>Deuxièmement, l’efficacité de l’AILC reste à démontrer. Depuis sa création, peu d’actions concrètes ou d’enquêtes abouties ont été rendues publiques. Cette opacité alimente le scepticisme de l’opinion et renforce l’idée que l’AILC sert davantage de vitrine politique pour satisfaire les partenaires techniques et financiers que d’outil opérationnel au service des citoyens.</p>

<p>Enfin, la lutte contre la corruption ne peut reposer sur une seule structure. Elle nécessite une réforme profonde du système judiciaire, une presse libre, une société civile forte, et surtout, un signal clair venant du sommet de l’État. Or, jusqu’ici, ces éléments restent faibles ou absents.</p>

<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><strong>Salam Info : </strong></span><em>Pensez-vous que I’AILC dispose des moyens nécessaires pour remplir ses missions ?</em></strong></p>

<p><em><span style="text-decoration: underline; color: #ff6600;"><strong>JBM : </strong></span></em> À ce jour, il est difficile de dire que l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) dispose des moyens nécessaires pour remplir efficacement ses missions. Certes, sa création a suscité de l’espoir, mais sur le terrain, plusieurs limites compromettent son action.</p>

<p>D&rsquo;abord, les moyens humains et techniques sont très insuffisants. L’AILC ne semble pas disposer d’une équipe d’enquêteurs en nombre et suffisamment qualifiés, ni des outils technologiques modernes indispensables pour tracer les flux financiers, détecter les fraudes complexes, ou mener des investigations sérieuses et approfondies.</p>

<p>Ensuite, les moyens financiers de l’institution sont limités. Son budget reste faible comparé à l’ampleur de la tâche, ce qui rend difficile le déploiement d’actions concrètes sur l’ensemble du territoire national, en particulier dans les zones reculées où la corruption est souvent enracinée dans les pratiques locales.</p>

<p>Enfin – et c’est le point le plus crucial – l’AILC souffre d’un manque de pouvoir effectif. Elle ne dispose pas d’une autonomie réelle dans l’ouverture des enquêtes ou dans la transmission de dossiers à la justice, souvent politisée. Sans capacité coercitive ou garantie d’indépendance, même les meilleures intentions sont vouées à l’échec.</p>

<p>C&rsquo;est pour dire que, non seulement l’AILC ne dispose pas des moyens nécessaires, mais elle n’est pas non plus soutenue par une volonté politique ferme qui lui permettrait de jouer pleinement son rôle. Sans une réforme en profondeur et un engagement clair de l’État, elle risque de demeurer une institution de façade.</p>

<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><strong>Salam Info :</strong></span><em> Contrôleur général de cette autorité, Ousmane Abdramane Djougourou a récemment évoqué, sur sa page Facebook, des pressions qui entravent son travail. A-t-il raison de se plaindre de cette manière ?</em></strong></p>

<p><em><span style="text-decoration: underline; color: #ff6600;"><strong>JBM : </strong></span></em> Oui, Ousmane Abdramane Djougourou a pleinement raison de s’exprimer, même publiquement, sur les pressions qu’il subit. Sa prise de parole, bien que peu conventionnelle pour une autorité de ce niveau, révèle une réalité grave : l&rsquo;ingérence politique dans le travail d&rsquo;une institution censée être indépendante.</p>

<p>Lorsqu’un haut responsable d’une autorité anticorruption est contraint de dénoncer publiquement les obstacles qu’il rencontre dans l’exercice de ses fonctions, cela indique non seulement un manque de protection institutionnelle, mais aussi l’absence d’un espace sécurisé pour exercer ses responsabilités avec rigueur et impartialité.</p>

<p>Il faut aussi replacer cette plainte dans un contexte plus large : la lutte contre la corruption, surtout dans un État où elle est endémique, ne peut réussir sans un soutien politique ferme et sans garanties concrètes d’indépendance. Si ceux qui ont la charge de faire respecter l’intégrité se heurtent à des pressions, des intimidations ou des interférences, alors le message envoyé à l’opinion publique est clair : l’impunité est toujours de mise.</p>

<p>Certains pourraient estimer que Facebook n’est pas le canal approprié pour ce type de dénonciation. Mais dans un contexte où les canaux officiels sont eux-mêmes verrouillés ou inefficaces, s’exprimer publiquement devient parfois le seul levier de protection et d’alerte.</p>

<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><strong>Salam Info : </strong></span><em>Selon vous, quelles réformes ou garanties pourraient renforcer l’indépendance de I’AILC et protéger ses membres contre ces pressions ?</em></strong></p>

<p><em><span style="text-decoration: underline; color: #ff6600;"><strong>JBM : </strong></span></em> Pour que l’AILC soit vraiment indépendante et efficace, plusieurs mesures simples mais importantes sont nécessaires.</p>

<p>Premièrement, il faut renforcer la législation pour garantir son indépendance totale, loin des pressions du gouvernement. Deuxièmement, il faut nommer ses responsables de façon transparente, en impliquant aussi la société civile et pas seulement le pouvoir politique. Troisièmement, il faut protéger légalement ses membres, pour qu’ils puissent travailler sans peur de subir des menaces ou des représailles.</p>

<p>Enfin, il faut lui permettre de collaborer avec la justice, les ONG et les médias, afin d’agir librement et en toute transparence.</p>

<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><strong>Salam Info : </strong></span><em>Pensez-vous que la volonté politique actuelle est suffisante pour combattre ce fléau ou faut-il un changement de paradigme ?</em></strong></p>

<p><em><span style="text-decoration: underline; color: #ff6600;"><strong>JBM : </strong></span></em> La volonté politique actuelle, bien qu’affichée dans les discours, reste largement insuffisante pour combattre efficacement la corruption au Tchad. On observe surtout des mesures symboliques, sans véritables résultats sur le terrain. La lutte contre ce fléau nécessite beaucoup plus qu&rsquo;une simple déclaration d’intention.</p>

<p>Il faut un véritable changement de paradigme, c’est-à-dire une transformation profonde de la manière dont l’État conçoit la gouvernance avec une justice réellement indépendante, une tolérance zéro vis-à-vis de l’impunité, même au plus haut niveau, une transparence dans la gestion des fonds publics et une société civile libre de jouer son rôle de contrôle.</p>

<p>Tant qu’il n’y aura pas une rupture claire avec les anciennes pratiques, la corruption restera un système, pas une exception. Ce n’est donc pas seulement de volonté politique qu’on a besoin, mais d’un engagement fort, cohérent, et durable, accompagné de réformes concrètes et courageuses.</p>
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