Selon la direction de communication de la Présidence de la République, le Roi d’Arabie Saoudide, Sa Majesté Salmane Bin Abdelaziz Al Saoud a invité le Président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno a participé sommet conjoint arabo-islamique qui se tiendra à Riyad le 11 novembre 2024.
Les discussions vont essentiellement porter sur les guerres que mène actuellement Israël dans la bande de Gaza et au Liban depuis plus d’un an, ayant déjà fait 1206 morts côté israélien, en majorité des civils, et plus de 43 600 Gazaouis tués, selon l’AFP. La Ligue Arabe et l’Organisation de la coopération islamique (OCI) tenteront de piocher toutes les solutions, mêmes militaires, pour répondre « proportionnellement à l’agression de l’État d’Israël sur ces deux États », renseigne une source.
Le Tchad pourrait dire un mot en parallèle
Le président Mahamat Idriss Deby Itno prend part à ce grand rendez-vous juste quelques heures après l’accrochage entre les forces armées tchadiennes et la secte de Boko Haram dans le lac Tchad où il a lancé l’opération Haskanite contre ces djihadistes. Mais en parallèle, le conflit au Soudan pourrait aussi faire partie de l’agenda du chef de l’État tchadien, véritable acteur dans la recherche de retour à la paix dans ce pays voisin.
Si, pendant que nous mettons en ligne, la présence des deux protagonistes à ce sommet d’Arabie Saoudite n’est pas encore annoncée, le ministre des Affaires étrangères de la République du Soudan, Ali Youssef, est depuis quelques jours à Riyad où il a pris part à la réunion préparatoire des ministres des Affaires étrangères relative à cette rencontre.
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Le Tchad réitérait, si l’occasion venait à lui être offerte, son rejet d’accusation de son implication dans ce conflit soudano-soudanais. Le 08 novembre, le porte-parole du gouvernement de la République du Tchad, Abderamane Koullamala, a, dans un communiqué, battu en brèche les accusations portées par les autorités militaires soudanaises infligeant au Tchad le soutien à la Force de Soutien Rapide (FSR) dirigée par le général Hemeti. « Le Tchad n’est en aucune façon partie prenantes dans ce conflit », a-t-il précisé.

