Senoussi Hassana Abdoulaye a redressé l’ADAC

Après avoir passé 11 mois et 5 jours à la tête de l’Autorité de l’Aviation Civile du Tchad (ADAC), Senoussi Hassana Abdoulaye s’en va avec un bilan séduisant.

Ce 20 janvier 2025, a eu lieu la cérémonie de passation de service entre Senoussi Hassana Abdoulaye, directeur général sortant, et son successeur, Brahim Guihini Dadi. Cet événement a été l’occasion pour Senoussi Hassana Abdoulaye de présenter un bilan basé essentiellement sur des actions stratégiques qui ont contribué à recentrer l’institution autour de sa mission régalienne.

Le  recentrage de l’ADAC pour garantir la conformité du système de supervision de l’aviation civile tchadienne aux standards internationaux était un chantier hautement indispensable qu’il a su conduit avec intelligence. Son engagement à assainir la gestion des ressources et des compétences au sein de l’institution était sans faille. « L’identification des actions de redressement a été le fruit d’une large consultation avec toutes les structures de l’ADAC », a-t-il déclaré, mettant en avant le processus collaboratif ayant conduit à l’élaboration du plan stratégique pour 2024.

Parmi les mesures phares annoncées figurent entre autres : l’adoption d’un nouvel organigramme centré sur les missions fondamentales de l’ADAC, la mise en place de nouveaux critères pour le recrutement et la formation des inspecteurs de l’aviation civile, la commande d’un audit comptable et financier des exercices 2022-2023 pour certifier les comptes et la création d’une commission dédiée à la passation des marchés publics, disparue depuis plus d’une décennie.

Des progrès énormes en matière d’infrastructure

Senoussi Hassana Abdoulaye a accéléré en un temps record, la signature des accords avec l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), notamment un accord de coopération technique pour le développement des compétences du personnel technique. Ce qui manifeste sa volonté forte d’améliorer la qualité des services offerts par l’ADAC.

En outre, il a sereinement géré les contentieux avec les tiers mais aussi il a été à l’initiative de la réhabilitation prévue des bâtiments du siège actuel ainsi que ceux de la Salle de Gestion des crises à l’Aéroport international Hassan Djamous.

Un pari gagné pour la supervision de la sécurité de l’aviation civile

La sécurité est au cœur de toutes les activités du secteur aérien. Senoussi Hassana Abdoulaye a présente de ce côté aussi un bilan satisfaisant, traçant des perspectives prometteuses pour le secteur aérien tchadien. Il a œuvré à renforcer la sécurité et la sûreté des opérations aériennes, des enjeux cruciaux dans un contexte global marqué par une vigilance accrue en matière de sécurité.

La relance des travaux de la Commission CAIDIMAR, symbolise un effort résolu d’aligner les pratiques nationales sur les normes internationales. Cette démarche est particulièrement significative dans un secteur où la confiance des usagers repose sur des garanties solides. La re-certification de Royal Airways, entreprise pour la première fois avec rigueur, illustre également cette ambition d’amélioration continue. Ce processus est non seulement une étape indispensable pour assurer la conformité des compagnies aériennes, mais il représente aussi un levier pour rehausser l’image du Tchad sur la scène internationale.

Dans cette même perspective, il convient de citer aussi la relance du processus de certification de l’Aéroport International Hassan Djamous de N’Djamena, à travers un atelier de familiarisation sur la certification des aérodromes  qui a été organisé par le Bureau WACAF de l’OACI en partenariat avec l’Autorité de l’Aviation Civile du Tchad, ici à N’Djaména du 05 au 09 août 2024. Cet atelier a permis relancer la dynamique de certification de notre aéroport et  d’élaborer un nouveau Plan d’actions du Tchad dont le suivi de la mise en œuvre sera fait par le Bureau WACAF de l’OACI 

Une aviation civile plus sure dans une coopération fructueuse

Il faut aussi mettre à son actif, les autres questions d’infrastructure, avec un accent sur la réhabilitation nécessaire des aires de mouvement à l’aéroport. Cette initiative témoigne d’un engagement tangible du gouvernement tchadien à investir dans les infrastructures essentielles. Dans une époque où la modernisation des équipements est cruciale pour le développement du transport aérien, ces efforts sont la preuve que le Tchad aspire à offrir un environnement opérationnel digne de ce nom.

En matière de sûreté, l’introduction d’une réglementation stricte et la formation d’un comité dédié à cette question indiquent une prise de conscience collective face aux risques potentiels. La collaboration étroite avec les forces de sécurité et les protocoles mis en place renforcent cette dynamique. Cela démontre que l’ADAC ne se contente pas d’appliquer des mesures réactives, mais qu’elle s’engage pro activement à anticiper et prévenir les menaces.

Un autre aspect marquant est le partenariat établi avec l’ANACIM du Sénégal. Cet accord illustre une volonté d’ouverture et d’échange d’expertise régionale qui pourrait s’avérer bénéfique pour le Tchad. Cette collaboration régionale pourrait jouer un rôle clé dans le renforcement des capacités locales, offrant ainsi une opportunité précieuse pour progresser ensemble. Enfin, le projet d’audit simulé du système USAP CMA témoigne d’une démarche sérieuse envers l’évaluation continue et la préparation aux exigences internationales. Cela reflète non seulement une volonté de conformité mais aussi une ambition de faire du Tchad un acteur respecté dans le domaine aérien.

La Rédaction

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