Le compte à rebours est lancé pour la présidence de l’Assemblée nationale de la 4e législature au Tchad, suite aux résultats définitifs publiés par le Conseil constitutionnel. La question qui se pose est : qui remplacera Haroun Kabadi ? Ce poste, traditionnellement associé au Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti majoritaire, est maintenant en jeu.
D’après nos sources, tout s’active pour qui le futur patron de l’hémicycle soit issu du sud du pays, une pratique établie depuis plusieurs années. Cette situation crée des tensions latentes au sein du parti au pouvoir, où les anciens collaborateurs de Haroun Kabadi s’activent pour prendre sa succession. Leur stratégie ? Mobiliser leurs réseaux et influencer les médias pour faire entendre leur voix dans ce processus.
Briser le copinage politique
Cependant, pour renforcer l’exécutif et consolider les initiatives instaurées par la transition, il est impératif de choisir un président de l’Assemblée nationale qui soit non seulement politiquement discret mais aussi intellectuellement aguerri. Ce rôle transcende les alliances partisanes et nécessite une connaissance approfondie des lois et des enjeux politiques.
Bien qu’il soit prématuré de citer des noms potentiels, il est évident que plusieurs élus possèdent les compétences requises pour assumer cette responsabilité. Le défi sera donc de briser le copinage politique et de favoriser une élection basée sur le mérite plutôt que sur des liens personnels. Car le choix du futur président de l’Assemblée nationale pourrait avoir des implications profondes pour l’avenir politique du Tchad. La société civile, les citoyens, les partenaires, etc. attendent un leader capable d’apporter stabilité et vision dans un contexte déjà tumultueux.

