La République Démocratique du Congo (RDC) traverse une période tumultueuse, marquée par des affrontements armés qui exacerbent l’instabilité dans la région. Alors que les tirs résonnent à Goma et que la situation humanitaire se dégrade, le silence de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) est non seulement choquant, mais également inacceptable.
La CEEAC, qui a été présidée récemment par Félix Antoine Tshisekedi, le président de la RDC, actuellement en crise, se meut le plus souvent dans un silence fou, même si historiquement, elle a été impliquée dans des médiations et des résolutions de conflits au sein de ses États membres. Pourtant, face à cette crise fâcheuse en RDC, la CEEAC semble se murer dans un silence complice. Comment expliquer cette absence de réaction face à des violations flagrantes de la souveraineté d’un État membre ?
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Le manque d’intervention de la CEEAC en réponse aux récents événements à Goma vient une fois de plus confirmer son inefficacité et son incapacité à défendre les intérêts de ses membres. Les dirigeants africains peinent toujours à comprendre que le soutien mutuel est essentiel pour garantir la paix et la stabilité dans la région. En ne condamnant pas les attaques contre la RDC, la CEEAC envoie un message inquiétant : les pays membres peuvent souffrir sans que leurs voisins n’agissent pour les défendre. Ce silence pourrait également être interprété comme un manque d’engagement envers les principes fondamentaux de solidarité et d’assistance entre États. La RDC a joué un rôle significatif dans le soutien aux autres pays de la région, y compris lors des crises politiques au Tchad. En retour, il est décevant de constater que ces efforts ne sont pas réciproqués lorsque le pays fait face à une menace existentielle.
La communauté internationale, l’ONU et l’Union Africaine ont exprimé leur préoccupation concernant la situation en RDC. La communauté des Etas de l’Afrique de l’Est a convoqué un sommet extraordinaire pour statuer sur cette crise. Cependant, l’inaction de la CEEAC souligne une fracture dans l’unité africaine face aux crises internes. Les dirigeants doivent prendre conscience que l’inaction peut avoir des conséquences désastreuses non seulement pour le pays concerné, mais aussi pour toute la région.
Par ILLETEGUI.S. Thomas

