La décision de Trump impactera-t-elle l’Afrique ?

L’aide au développement est un pilier fondamental pour le progrès économique et social des pays africains. Cependant, sous l’administration de Donald Trump, cette aide a été suspendue pour 90 jours pour plusieurs nations, à l’exception de l’Égypte et d’Israël. Cette décision soulève légitimement des inquiétudes quant aux conséquences potentielles pour leurs populations.

La circulaire découle du décret signé par le président Trump, dès le jour de son investiture, ordonnant de geler l’aide étrangère des États-Unis pour 90 jours. Dans sa note, le secrétaire d’État fait valoir qu’il est impossible pour la nouvelle administration d’évaluer si les engagements existants en matière d’aide étrangère « ne font pas double emploi, sont efficaces et sont conformes à la politique étrangère du président Trump ». Ce dernier avait assuré dans son décret que « l’industrie et la bureaucratie de l’aide étrangère des États-Unis ne sont pas alignées sur les intérêts américains et, dans de nombreux cas, sont contraires aux valeurs américaines ».

L’aide au développement, fournie par des pays comme les États-Unis, vise à soutenir des initiatives essentielles telles que la santé, l’éducation et l’infrastructure. En 2020, les États-Unis ont alloué environ 38 milliards de dollars à l’aide internationale, une part significative étant destinée à l’Afrique. Ces fonds sont d’utilité extrême servent le plu souvent à lutter contre la pauvreté, renforcer les systèmes de santé et améliorer les conditions de vie. D’après le nouveau rapport de l’OCDE, l’aide publique au développement (APD) en faveur de l’Afrique a augmenté en 2023 de 2% par rapport à 2022. Ce qui en fait l’une des quatre principales sources de financement aux côtés des recettes de l’Etat, des transferts des migrants et des investissements directs étrangers.

Donald Trump a justifié la suspension de l’aide par des critères de performance stricts, exigeant des résultats concrets en matière de lutte contre la corruption et de promotion des droits humains. De plus, l’administration a mis en avant la nécessité de réduire les dépenses publiques pour prioriser les besoins domestiques. Cependant, ces mesures ont suscité des critiques, tant au niveau national qu’international.

Conséquences inquiétantes

Les États-Unis constituent le premier bailleur mondial d’aide au développement, suivis de l’Allemagne et du Japon. La suspension temporaire de l’aide pourrait avoir des conséquences désastreuses pour les pays concernés. Elle pourrait ralentir la croissance économique, aggraver la pauvreté et compromettre la santé publique. De plus, cela risque d’accroître l’instabilité politique dans des régions déjà fragiles. Les institutions gouvernementales pourraient également souffrir d’un manque de ressources et de soutien.

Elle entraînera un manque de financement pour des projets essentiels, tels que les infrastructures et l’éducation, et limitera aussi les opportunités d’emploi.

Moins d’aide signifiera également moins de ressources pour lutter contre la pauvreté. Cela peut aggraver les conditions de vie des populations vulnérables, en particulier dans les zones rurales où l’accès aux services de base est déjà limité.

Mauvaise des aides publiques au développement en Afrique

Les États africains sont les mauvais élèves en matière de gestion de fonds alloués principalement au développement.   L’aide au développement devait pourtant être conditionnée à des résultats concrets en matière de lutte contre la corruption, de respect des droits de l’homme et de promotion de la démocratie. La plupart des pays ne parviennent jamais à satisfaire à ces critères.

Donald Trump a souvent mis en avant la nécessité de réduire les dépenses publiques, y compris l’aide étrangère, pour se concentrer sur les priorités domestiques. Cela a conduit à une réévaluation des programmes d’aide.

Les donateurs expriment dans la plupart des arguments des doutes quant à l’efficacité de l’aide au développement, arguant que, dans certains cas, elles ne contribuent pas du tout suffisamment à un développement durable et pouvaient même exacerber certains problèmes.

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