Les violences faites aux femmes ne cessent de monter en puissance depuis le début de l’année 2025. Des cas de tortures physiques, voire de féminicide, sont enregistrés sur l’ensemble du territoire national. Les femmes ne trouvent plus la sécurité autour des hommes. La dernière frénésie en date est celle d’une dame cravachée sauvagement par un homme, et donc la vidéo tournée circule sur les réseaux sociaux. On y voit la victime se débattre infructueusement contre une fripouille. La scène est tout simplement infame et révoltante.
Sur sa page Facebook, son canal préféré, la ministre d’État, ministre de la Femme et de la Protection de la Petite enfance, Amina Priscille Longoh, n’a trouvé mieux que de surfer sur le commentaire de la scène au même titre que les citoyens, dépourvus visiblement d’arsenaux judiciaires pour protéger la femme tchadienne.
Dans un communiqué certainement rédigé dans une brusquerie, la ministre, Amina Priscille Longoh, demande à toute personne détentrice des informations sur la scène de les fournir en toute confidentialité aux services compétents du ministère. Pourtant, la ministre dispose de toutes les voies discrètes mais efficaces pour ouvrir rapidement une enquête de concert avec le ministère de la Sécurité publique, sachant dans la même foulée que l’auteur de la publication constitue a priori une première piste.
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Le souhait collectif est celui d’aboutissement de l’enquête afin que la victime soit normalement prise en charge et que justice lui soit rendue. Cependant, il faut déplorer l’impunité grandissante autour des actes précédents de la même espèce. Leurs auteurs jouissent, dans la plupart des cas, de leur pleine liberté et parfois sont promus à des hauts postes de responsabilité en lieu et place des cellules. Ce qui rebute parfois les familles des victimes elles-mêmes et les citoyens encore plus.
À quelques jours du lancement des activités de la semaine nationale de la femme (SENAFET), le ministère de la Femme doit se pencher sérieusement sur ces actes d’ignominie d’un autre âge. Plus loin encore, il est recommandable que cette semaine soit célébrée sur un deuil et du « plus jamais ça ». Ce qui serait une occasion de lancer un signal fort à tout individu qui relègue encore les femmes au cornichon.

