Pénurie de gaz au Tchad : les ménages en souffrent

Depuis deux semaines, le Tchad fait face à une pénurie de gaz qui affecte gravement la vie quotidienne de ses citoyens. Le gaz, utilisé principalement pour la cuisson et le chauffage, est un facteur indispensable pour le maintien du ménage. Cette situation a des répercussions significatives sur les familles et l’économie locale.

Parcourant la ville de N’Djaména, la capitale, des distances, sous un soleil ardent, au milieu des embouteillages, parfois comme les bagages derrière les motos, que les femmes et les hommes cherchent des gaz pour pouvoir cuire les aliments. Cependant, à la quête de ce foyer moderne, essentiel pour la cuisson des aliments, ceux qui le cherchent passent toute une semaine, voire deux semaines, sans s’en procurer.

Ce manque, ou mieux cette pénurie, constitue un obstacle majeur pour le ménage. Autant que la pénurie dure, le ménage quant à lui, ne peut durer. Quotidiennement, l’homme a besoin de manger.

Le ménage, ne pouvant pas attendre, se voit obliger d’utiliser certains moyens pour la cuisson des aliments. Parmi ces moyens, l’on rencontre le charbon et le bois, qui sont interdits, les noix de dômnier, les bouses de bœufs, etc.

En utilisant ces moyens, les femmes au marché de poisson de Chagoua expriment vraiment leurs difficultés en ces termes : « Moi là, franchement, je paie le charbon pour préparer depuis deux semaines. Je paie le charbon pour 2000 par jour », « avec un 2000 F, il faut payer la nourriture, plus le charbon…, c’est tellement difficile pour nous les femmes sur le coup économique du foyer », s’est lamenté une autre ; « c’est difficile de trouver le gaz, cela fait déjà deux semaines que j’ai cherché, mais je n’ai pas trouvé, j’ai fait à Toukra, je n’ai pas trouvé, puis au marché de mil d’abord que j’ai trouvé », se déplore une autre.

Cette pénurie impacte négativement l’économie. Les ménages doivent désormais se tourner vers des alternatives plus coûteuses, comme le charbon ou le bois, ce qui alourdit leur budget. De même, à la recherche de gaz, le déplacement est plus couteux que la recharge du gaz même.

La préparation des repas devient de plus en plus difficile suite à la pénurie de gaz, ce qui affecte la nutrition des familles. Ainsi, les petites entreprises, notamment celles de la restauration, souffrent de cette pénurie, entraînant une baisse de revenus et des pertes d’emplois.

La pénurie de gaz au Tchad est une crise qui nécessite une attention urgente. Elle affecte non seulement le quotidien des ménages, mais aussi l’économie du pays. Des mesures immédiates et efficaces doivent être prises par les autorités afin de pallier cette situation alarmante et honteuse d’un pays pétrolier et garantir un accès stable à cette ressource essentielle de survie familiale.

Par ILLETEGUI .S. Thomas

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