Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a prêté serment ce samedi 3 mai près de Libreville devant environ 40.000 personnes, dont 16 chefs d’États africains, mettant fin à son rôle de président de la transition, 19 mois après la destitution d’Ali Bongo.
Brice Oligui Nguema, général de brigade qui a mis fin à plus de 55 ans de règne de la famille Bongo sur le pays, a prêté serment sur la nouvelle constitution approuvée par référendum pendant la transition en novembre 2024. Le général-président, plébiscité le 12 avril avec 94,85% des voix, avait fait son entrée dans le stade vers 13h30 (14h30 heure française) saluant la foule debout à l’arrière d’une voiture au toit ouvert, en costume civil sombre, écharpe rouge sur le torse. Il prend officiellement les commandes du pays pour un mandat de sept ans. Avant un retour complet à l’ordre constitutionnel, le Gabon devra encore organiser des élections législatives, prévues avant la fin de l’été.
LIRE AUSSI : Gabon | L’élection de Brice Clotaire Oligui Nguema confirmée par la Cour constitutionnelle
Plusieurs chefs d’État du continent africain sont arrivés dans la capitale gabonaise dès vendredi soir. Parmi eux, Umaro Sissoco Embalo (Guinée Bissau), Adama Barrow (Gambie), Bassirou Diomaye Faye (Sénégal), Faustin-Archange Touadéra (Centrafrique) ou encore Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale).
Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Félix Tshisekedi a fait son entrée au stade samedi à la mi-journée, peu avant le chef de l’État rwandais Paul Kagame. Kigali et Kinshasa sont actuellement en pourparlers pour tenter de mettre fin au conflit dans l’Est de la RDC. Et le général Mamadi Doumbouya, qui a pris le pouvoir par la force en septembre 2021 en Guinée, est arrivé vêtu d’habits traditionnels africains, comme le président tchadien Mahamat Déby.

