Festival Moudang : entre célébration culturelle et tensions politiques

Le festival des arts et de la culture Moundang, 3e édition (FING-ZAM 3), se tient à Léré, chef-lieu du département de Lac-Léré. Un grand moment de convivialité et de partage entre les filles et fils de ce grand peuple réparti entre le Tchad, le Cameroun et le Nigéria.

FING-ZAM 3 constitue un grand rendez-vous de valorisation de la culture Moundang dans sa diversité. Il constitue par ailleurs un trésor qui mérite d’être sauvegardé et mis à l’abri de tout mal et souci.

Ce que l’on craint, c’est la couleur politique que revêt l’édition de cette année. L’implication active du président de l’UNDR dans l’organisation et le déroulement du festival est mal vue par certains cadres Moundang. Il ressemble fort bien au congrès du parti de la grande calebasse. D’ailleurs, c’est Saleh Kebzabo, président de ce parti, qui a accueilli le ministre de la Culture, représentant le chef de l’État, en lieu et place du président du comité d’organisation (COFING).

L’on s’interroge si c’est pour cette raison que certains cadres Moundang et non les moindres, comme le sénateur Pahimi Padacke Albert, Kazeubé Pahimi Deubet, Me Jean Bernard Padaré, Bebzouné Bongoro Théophile, le patriarche le général Gouara Lassou Gilbert et plusieurs autres, ont brillé par leur absence. La question mérite d’être posée, car il est curieux que la politique infiltre un tel festival censé préserver son caractère culturel et artistique.

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