ANAM annonce les risques à venir de la saison pluvieuse prochaine

La ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Fatimé Goukouni Weddeye, a présidé la session de communication relative aux prévisions des pluies 2025, session organisée par l’Agence Nationale de la Météorologie (ANAM) à N’Djaména.

Pour la ministre, « le climat ne nous laisse pas plus le choix. Chaque année, des inondations, des sécheresses et des irrégularités frappent le Tchad, avec des impacts directs sur l’agriculture, l’élevage, les routes et les vies humaines. » Et donc, il faut une information météorologique qui ne devrait pas être un luxe, mais un outil vital de planification et de prévention.

L’ANAM et ses experts ayant participé au Forum de Bamako en avril dernier ont analysé les données climatiques avec les membres du CILSS de la manière suivante.

D’abord, une pluviométrie globalement normale est excédentaire, avec un risque d’inondations accru entre juillet et septembre. Ensuite, ces experts annoncent un démarrage de saison précoce sur la bande sahélienne, sauf dans certaines régions (Chari-Baguirmi, Guera, Salamat, Sila et Ouaddaï) où il sera tardif. Aussi, une fin de saison tardive sur la plupart du territoire, sauf dans les Mayo-Kebbi, le Chari-Baguirmi, le Hadjer Lamis et le Ouaddaï. Et enfin, des séquences sèches de courte ou longue durée sont attendues à différents moments selon les zones.

Face à ces prévisions météorologiques avec des risques élevés, la ministre des Transports, de l’Aviation Civile et de la Météorologie nationale, Fatima Goukouni Wedeye attire l’attention du public à renforcer la sécurité routière. Et à l’attention des agriculteurs, privilégier les cultures hydrophiles ou à cycle court selon les zones, se préparer à la culture de décrue dans les plaines propices, renforcer la surveillance contre les ravageurs (criquets, insectes, adventices), et mettre en place des dispositifs contre les inondations. Et enfin aux éleveurs, surveiller les troupeaux face aux maladies et aux risques de noyade, et aux transhumants d’anticiper la remontée vers le Nord.

Cette communication vise particulièrement à mettre à jour les plans de contingence, renforcer les capacités de réponse, la veille et l’alerte communautaire, et entretenir les digues, infrastructures de drainage, et routes à risques.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *