La SNE à l’épreuve de la canicule

Finalement, rien ne peut rassurer les Tchadiens sur la distribution permanente et rassurante de l’énergie, ni dans les grands centres urbains, encore moins dans les zones rurales où elle n’existe pas du tout.

Le gouvernement tchadien, avec l’aide de ses partenaires, semble mettre assez de moyens dans les infrastructures énergétiques. Un faux-semblant ? Les résultats de ces investissements tardent à venir. Aucun quartier de la ville de N’Djaména n’est desservi entièrement. Et les années se ressemblent.

Le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNE) avait annoncé que la gestion de la période de canicule pour ce qui est de l’année 2025 sera agréablement exceptionnelle. Que rien ne sera plus jamais comme avant. Des promesses bien teintées qui n’auront pas eu de longues jambes. Le général Ben Haliki et son équipe ont été bien éprouvés par la mauvaise qualité de distribution de l’énergie pendant cette période. Et les Tchadiens peuvent, alors que la traversée du désert est à son déclin, noter cette équipe.

« Moi, j’avais sincèrement cru à l’engagement de la nouvelle équipe de la SNE. Mais en réalité, c’est moi qui m’étais trompé. Ici, à Moursal, nous passons, des fois, deux semaines sans avoir d’électricité. C’est vraiment lamentable. » Comme le Dr Nialbaye, le rêve d’une SNE nouvelle et capable de résister devant la canicule s’est fondu d’un seul coup. « Le DG ne prend pas les affaires au sérieux, à part multiplier les sorties dans les médias pour créer de la diversion. Les problèmes restent. Tant qu’on n’est pas bien servi, c’est-à-dire 7/7, c’est qu’il y a encore beaucoup de choses à faire» tranche Houlsoubé Bernard.

Le directeur général de la SNE, sur le plateau d’une télévision privée, brandit la mauvaise gestion de ses prédécesseurs. Il promet de déclencher une procédure judiciaire contre eux.

En mai 2025, le premier ministre Allah Maye Halina a inauguré deux grandes centrales électriques. Leur mise en marche effective pourrait augmenter raisonnablement la capacité des infrastructures énergétiques existantes.

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