Le groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), une plateforme qui regroupe quelques partis politiques, a fait une déclaration ce lundi 30 juin 2025. Il dénonce avec fermeté la paranoïa totalitaire du régime au pouvoir et demande une annulation des arrêtés du ministre de l’Administration du territoire qui visent à interdire la dissolution des associations et organisations de la société civile.
Badono Baïdou, membre du GCAP, souligne que les questions de justice, de bonne gouvernance et du respect des droits et libertés doivent être des questions exclusives susceptibles d’être l’apanage ou l’objet exclusif d’une association ou d’un collectif d’associations, dont, si elles ne sont pas inscrites comme objet, elles peuvent être infractionnelles à la loi, fût-elle une ordonnance.
Selon lui, l’article 35 visé par l’arrêté portant interdiction et dissolution est une possibilité et non pratiquement un pouvoir de dissolution d’une association. D’autant plus que la dissolution d’une association ne relève que de la volonté des membres ou ne peut intervenir que par voie judiciaire pour des faits dûment et manifestement constatés.
Par ailleurs, le GCAP attire l’attention du régime au pouvoir sur le fait de respecter sa propre constitution qui consacre le respect des libertés fondamentales, de s’ouvrir au dialogue et de faire de l’apaisement politique son mantra plutôt que d’envenimer le climat en le rendant éruptif en s’opposant aux initiatives des jeunes.

