Tchad : Recours contre la dissolution de trois organisations de la société civile

Suite à l’arrêté du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation qui dissout trois organisations de la société civile, notamment le CONAJEPDT, Wakit Tama session politique, et le Mouvement Citoyen pour le Tchad (MCT). Les avocats de ces plateformes ont déposé, ce mercredi 16 juillet 2025, un recours auprès de la Cour suprême pour demander l’annulation de cette décision.

Me Florent Ngartoïzo, avocat des plaignants, critique longuement cette décision qu’il qualifie « arbitraire » et « attentatoire aux libertés publiques ». Selon lui, ces arrêtés bafouent les droits constitutionnels à la liberté d’association et d’expression. L’affaire, désormais portée devant la plus haute juridiction du pays.

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Pour rappel, le 23 juin dernier, la plateforme avait demandé la démission du gouvernement actuel et la création d’une commission d’enquête internationale indépendante, sous l’égide des Nations Unies et de l’Union Africaine, pour établir les responsabilités des complices ou commanditaires devant la justice.

« Les trois organisations avaient récemment publié une déclaration commune dans laquelle elles dénonçaient la détérioration de la situation sécuritaire à l’Est et au Sud du pays, où des affrontements ont fait plus de 50 morts. Elles avaient aussi exigé la démission du gouvernement, a-t-il déclaré.

Mais d’après le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, il s’agit des organismes illégaux et informels qui organisent des regroupements non autorisés et donc interdits d’opérer sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision n’est pas la bienvenue pour certains hommes politiques qu’ils rejettent automatiquement, en l’occurrence le président du parti le RNDT. LE RÉVEIL, par ailleurs, le sénateur Pahimi Padacke Albert et le Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) rejettent cette décision, puis la jugent infondée et abusive contre ces organisations.

Par ESSIBEYE Lévis

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