Décentralisation de la santé : Dr Abdelmadjid Abderahim appelle à une transition maîtrisée

Lundi 21 juillet 2025 à N’Djaména s’est ouvert au ministère des Affaires étrangères un séminaire national sur la décentralisation. Lors de la cérémonie d’ouverture présidée par le président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, plusieurs présentations de différents ministères ont été faites dont celle du ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim.

Dans sa présentation, le Dr Abdelmadjid Abderahim a souligné qu’il y a des compétences non transférables et celles qui se transfèrent de manière progressive. Les compétences telles que la gestion, la planification, le suivi, la budgétisation et l’évaluation sont transférables. Cependant, il y a des conditions préalables à faire à la base.

Le ministre de la Santé a mis l’accent sur le mécanisme de contrôle d’appui et de redevabilité. La décentralisation est un modèle de gouvernance efficace pour la gestion des ressources locales. Mais « un système de santé qui n’est pas coordonné, intégré et décentralisé ne marchera jamais », a souligné le ministre de la Santé. Pour lui, tout le monde doit avoir des comptes à rendre aux usagers de service afin de faciliter la clarté des rôles entre l’État et les collectivités territoriales.

Il a, par la suite, souligné les difficultés qui résident dans ce domaine. Surtout en matière de la faible capacité technique et financière et la gestion des ressources humaines et financières. Et sur ce, la gestion des hôpitaux ne peut être des compétences non transférables pour le moment. Tandis que les centres de santé peuvent être gérés par les compétences locales. Car, « tous les Etats qui ont tenté de transformer les compétences dans le domaine de santé (Maroc, Sénégal, Mali et Burkina Faso) ont toujours transféré de façon progressive, graduelle et dans une sécurité de gestion efficace avec des techniques avérées au niveau décentralisé » a illustré Dr Abdelmadjid Abderahim.

Le secteur de la santé, du fait de sa délicatesse, nécessite une expertise. Il exige une rigueur compétente et un professionnalisme avéré. Et comme les hôpitaux ont besoin des médecins, qui ont un long parcours de formation ; cela demanderait un temps à ce que chaque province forme ses cadres dans ce domaine avant d’opérer le transfert des compétences.

Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

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