Le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a présidé ce mardi 26 août 2025, à l’hôtel de l’Amitié, un atelier sur l’alignement des stratégies nationales de pêche et d’aquaculture et des plans nationaux d’investissement agricole avec le référentiel d’action et la stratégie de réforme de la pêche et de l’aquaculture en Afrique, l’intégration de l’adaptation aux changements climatiques et la formulation de recommandations pour la domestication des instruments mondiaux pertinents.
Selon Delvis Fortes, représentant la directrice du Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (AU-IBAR), Dr Huyam Salih, cet atelier est une étape stratégique dans la mise en œuvre du projet FishGov2 et reflète l’engagement collectif à promouvoir une gouvernance durable, inclusive et résiliente du secteur de la pêche et de l’aquaculture en Afrique. Il s’inscrit dans la dynamique de l’Agenda 2063 « L’Afrique que nous voulons » en faveur d’un continent prospère, intégré et respectueux de l’environnement.
L’AU-IBAR joue un rôle important dans la transformation des secteurs des ressources animales, notamment à travers la mise en œuvre du « cadre politique et stratégie de réforme pour la pêche et l’aquaculture (PFRS) et de la stratégie africaine de l’économie bleue, adoptées respectivement en 2014 et 2019 par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine », a souligné Delvis Fortes.
Lors de son allocution d’ouverture de cet atelier, le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a souligné l’importance et l’inséparabilité de la pêche, de l’aquaculture et de l’agriculture. « Ils sont les piliers jumeaux de la sécurité alimentaire, des emplois durables et de la richesse exportatrice. Leur fragmentation stratégique est un luxe que notre nation ne peut plus se payer face aux défis de la mondialisation, du changement climatique et de la pression démographique », a exprimé le chef du département de l’environnement. Selon lui, la stratégie de l’Union africaine en matière de pêche, d’aquaculture et de développement agricole portée par LE PDDAA et la politique africaine de la pêche et de l’aquaculture offrent un cadre clair pour agir de façon intégrée, en respectant les principes de durabilité, d’inclusivité et de résilience face au changement climatique.
Le ministre a invité les participants à axer leurs réflexions sur une vision intégrée de l’économie bleue et verte, l’innovation et la transformation, la gouvernance et l’inclusion et enfin sur la durabilité environnementale. En alignant nos stratégies, nous ne construisons et un secteur de la pêche, de l’aquaculture ou de l’agriculture plus performant. Nous construisons les fondations d’une nation plus résiliente, plus prospère et plus souveraine.
L’atelier prévu pour quatre jours, du 26 au 29 août 2025 à N’Djaména, a vu la présence de représentants des institutions gouvernementales, notamment du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, des organisations régionales et internationales, de la société civile et du secteur privé.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

