Le Groupe de Concertation des Acteurs politiques (GCAP), à travers une déclaration faite ce mardi 16 septembre 2025 au sein du parti Les Patriotes à Bololo, a dénoncé la modification de la Constitution de décembre 2023 par les Députés comme une dérive de l’État.
Le Porte-parole du GCAP, Max Kemkoye, a rappelé que » le danger face auquel nous nous retrouvions aujourd’hui, nous GCAP, nous l’avions prédit et nous vous avions mis en garde depuis le début de cette transition suivi de son processus caractérisé par ses mécanismes notamment le Dialogue National dit Inclusif et Souverain et ses élections successives dont le référendum, la présidentielle, les législatives et locales ». Mais, à cause de cette prédilection, ils étaient traités de tout et qu’ils faisaient de la politique de chaise vide.
Hélas, ils n’ont pas été écoutés et le temps commence à leur donner raison. Cette modification de la Constitution n’est que la première étape « d’une longue série de souffrances jamais connues par les Tchadiens qui vient de s’ouvrir, puisque ce qui se passera par la suite, aucun des dictateurs tchadiens de 1960 à 2021 n’a jamais fait ». À partir de cette loi, « ils vous prendront vos biens, champs , maisons, bétail, commerce, comptes en banque, etc., de façon à ce que rien qui plaira aux hommes de ce système ne vous sera laissé » a souligné Max Kemkoye.
Pour le GCAP, la modification de la Constitution est tout simplement la légalisation de la violation manifeste et outrancière de la Constitution par Mahamat Idriss Deby Itno désigné par son parti président du MPS et qui a posé des actes matériels en nommant son Secrétaire général par une décision signée de lui-même « . Cela s’appelle » marquer un but après la fin du match sans arbitre mais avec les spectateurs sur la ligne de touche et où les joueurs sont les députés et sénateurs nommés de Mahamat Idriss Deby Itno dont son opposition alliée fera le jeu sinon la figuration démocratique ».
Par rapport à la convocation du Congrès Parlementaire par le président de l’Assemblée nationale, le GCAP trouve cela comme une violation à la loi. Seul le président de la République ou du Premier ministre. Dans le cas échéant, ce sont les présidents de deux chambres qui le convoquent.
Face à toutes ces dérives, le Porte-parole du GCAP, Max Kemkoye a alerté les Tchadiens en ces termes: » le moment est extrêmement grave tant, l’on assiste au dépeçage en règle de la République si ce n’est par la résurrection de la Loi portant Code Pastoral en République du Tchad, c’est par l’impéritie et la volonté d’accaparement de tous les pouvoirs, titres et fonctions possibles qui pourraient exister sur terre avec la révision de la constitution entérinée par le vote d’hier ». Ce projet de modification, au-delà d’un cas d’école, est risible et scandaleuse ». Et tout cela, à cause de la terreur et de la pauvreté, les Tchadiens assistent médusés en l’attitude stérile à la mort de la République et à leur servitude volontaire » s’est lamenté le GCAP.
C’est juste une constitution qui est en train d’être taillée sur mesure de Mahamat Idriss Deby Itno. C’est pour cette raison que le Groupe de Concertation des Acteurs politiques GCAP exige « le retrait pur et simple de cette Constitution, demande l’établissement d’un moratoire constitutionnel qui doit régir temporairement la période de vide constitutionnel, la mise aussi en place d’un nouveau et véritable consensus national devant déboucher sur la mise en place constituante représentative de toutes les couches sociopolitiques à charge d’élaborer un nouveau projet de constitution dont seul le Peuple Souverain a compétence de l’adopter ou non afin de sauver la République en perdition ».
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

