Reconnaissane de l’État palestinien : un grand jour à l’ONU

C’est l’aboutissement d’un processus de plusieurs mois. La reconnaissance de l’État de Palestine par la France et plusieurs autres pays est prévue ce lundi 22 septembre lors d’un sommet qu’organisent la France et l’Arabie saoudite. Ce dernier doit porter sur l’avenir de la solution à deux États, israélien et palestinien vivant côte à côte en paix et sécurité. 

Il a permis l’adoption par l’écrasante majorité de l’Assemblée générale de l’ONU d’un texte qui soutient un futur État palestinien, excluant sans équivoque le mouvement islamiste Hamas. Une condition exigée par de nombreux pays occidentaux.

La France pose comme condition à l’ouverture d’une ambassade en Palestine la libération des otages retenus à Gaza par le Hamas, a déclaré Emmanuel Macron dans un entretien diffusé dimanche sur la chaîne américaine CBS. « Si nous voulons isoler le Hamas, le processus de reconnaissance et le plan de paix qui l’accompagne sont une précondition », a-t-il ajouté.

Au moins 145 des États membres de l’ONU reconnaissent la Palestine.

Avant même cette réunion à l’ONU, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et le Portugal ont formellement reconnu dimanche l’État palestinien. Cela porte désormais à au moins 145, sur 193 États membres de l’ONU, le nombre de pays reconnaissant l’État palestinien, selon les vérifications et le décompte de l’AFP. Cela ne change pas le statut d’observateur des Palestiniens à l’ONU, dont l’adhésion pleine et entière a été bloquée par les États-Unis.

Ce décompte inclut le Royaume-Uni et le Canada – premiers pays du G7 à faire une telle reconnaissance –, l’Australie et le Portugal. Ils devraient être suivis donc ce lundi par plusieurs autres pays (France, Belgique, Luxembourg, Malte, etc.). 

La Russie, les pays arabes, quasiment tous ceux d’Afrique et d’Amérique latine, la grande majorité des pays asiatiques, dont l’Inde et la Chine, sont déjà dans cette liste.

Benjamin Netanyahu durcit sa position

Dans ce contexte, le discours de Benjamin Netanyahu à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU vendredi est très attendu, tout comme celui de Donald Trump mardi. Les Etats-Unis, principal allié d’Israël, se sont clairement opposés à ce processus de reconnaissance, ne jugeant pas l’Autorité palestinienne comme un partenaire crédible pour la paix.Le département d’État a critiqué dimanche des annonces « pour la galerie », disant « privilégier une diplomatie sérieuse ».

Pour Max Rodenbeck, de l’International Crisis Group, tout effort diplomatique pour soutenir les droits des Palestiniens est « bienvenu », mais sans « mesures concrètes » pour les accompagner, ces reconnaissances risquent de « distraire de la réalité, qui est l’effacement accéléré de la vie des Palestiniens sur leur terre natale ».

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