Le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a tenu un point de presse ce mardi 07 octobre 2025, au sein de son cabinet. Il a évoqué les raisons mettant fin à tous les accords du partenaire African Parks Network (APN) avec le Gouvernement tchadien, selon le communiqué du lundi 06 octobre 2025, et les solutions envisagées par le ministère de l’Environnement.
Face aux journalistes, le ministre de l’Environnement a rappelé que c’est après sept ans d’une délégation de facto, et une évaluation de celle-ci, puis de révision pour la gestion et le financement du parc national de Zakouma en date du 10 octobre 2017. L’accord a été élargi au Grand Écosystème fonctionnel de Zakouma.
Cependant les objectifs de ces accords ont vu une grande distance de réalisation. Le ministère de l’Environnement regrette de voir la recrudescence du braconnage, le manque cruel des investissements dans ces aires protégées, le non-respect des clauses pertinentes, la difficulté permanente de collaborer sincèrement avec l’administration sous tutelle et l’attitude indélicate et irréversible récurrente affichée vis à vis du gouvernement tchadien. Ce qui fait plus mal, c’est « la perte de plusieurs dizaines de girafes, de buffles, d’autres espèces d’antilopes et de deux femelles de rhinocéros. Un troisième rhinocéros a également succombé par manque de professionnalisme lors d’une pose de collier », a déploré le ministre de l’Environnement, Hassan Bakhit Djamous.
Malgré les efforts fournis par le gouvernement tchadien pour améliorer la protection de ces aires protégées avec l’APN, ce sont les insuffisances. Le ministère note que « pas de nouvelles infrastructures, parc automobile vétuste datant de 2008, équipements et dispositifs de surveillance et de lutte anti-braconnage complètement obsolètes ». L’insuffisance de renforcement des capacités, de transfert de technologie et de compétences (…), et une prédominance des activités touristiques au détriment de celles de conservation, l’interdiction stricte d’accès à certains sites aux nationaux », etc. sont des insuffisances notoires que déplore Hassan Bakhit Djamous.
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Avant d’arriver à cette décision, le gouvernement tchadien a pris le temps de notifier le partenaire APN par un courrier nᵒ 150/PR/PM/MEPDD/SG/2025 en date du 29 mars 2025 de tous ces manquements, puis le rappel de l’article 20 dudit accord et l’activation de l’article 24.
Eu égard à toutes ces phases faites, le gouvernement Tchadien a décidé désormais de la résiliation pure et simple de tous les Accords de Partenariat pour la gestion et le financement des Aires Protégées avec effet immédiat, la création d’une Unité de Coordination provisoire de supervision des Comités provisoires de gestion des Aires Protégées concernés (GEFZ, PNSM, Reserve de l’Aouk), la mise en place des comités provisoires protégées concernés, le maintien de la continuité des services essentiels en vue de la gestion provisoire des aires protégées concernées, le maintien en activité des agents de l’État dans les différentes aires protégées concernées, la rétrocession immédiate au Gouvernement Tchadien de tous les biens, équipements, matériels de ces aires protégées et la création à long terme d’une Agence nationale de Gestion des Aires Protégées.
Le ministère rassure l’État que les dispositions nécessaires sont prises pour la protection de ces aires protégées, puis réaffirme son engagement aux clauses contractuelles et refuse tout avis d’où qu’il vienne. Il entend établir « des nouveaux partenariats respectueux, fructueux et mutuellement bénéfiques avec toute entité spécialisée dans la conservation de la faune et la gestion de ces Aires Protégées ».

