Le Cameroun se réveille ce lundi 3 novembre 2025 avec dans l’air, l’appel aux « villes mortes », lancé par Issa Tchiroma, candidat du Fsnc à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 (classé 2eme selon le Conseil constitutionnel). Une action que condamne le gouvernement camerounais. Chez nos confrères de Radio France Internationale (Rfi), René Sadi croit que « les appels à l’insurrection et aux villes mortes sont de nature à mettre en péril la vie de la nation ».
De l’avis du ministre porte-parole du gouvernement, l’Etat a pris des mesures visant à rétablir l’ordre et tranquillité publique. Pour lui, « les manifestants qui commettent de graves sévices seront punis conformément à la loi ». Au passage, il salue le « le professionnalisme des forces de sécurité » tout en fustigeant les prises de positions, sur la crise post-électorale, des pays amis et des partenaires internationaux du Cameroun.
« Il n’y a pas eu d’usage disproportionné de la force publique, comme certains ont cru devoir le décrier, ici et là. Notamment à travers certaines chancelleries de pays amis. Au demeurant, c’est aussi le lieu d’en appeler à l’objectivité des pays amis et autres partenaires internationaux, dans le regard qu’ils portent sur les enjeux qui nous interpellent et la prise de positions sur nos réalités structurelles ou conjoncturelles. Le gouvernement entend rappeler qu’ils ont, pour vocation première, d’œuvrer au renforcement des relations entre leurs pays respectifs et le Cameroun. Qu’ils ne devraient, en aucun cas, se muer en donneurs de leçons », a-t-il soutenu.

