Un gendarme a abattu son épouse et grièvement blessé leur enfant ce mercredi 10 décembre à N’Djaména. Un acte crapuleux qui a provoqué une onde de choc dans la capitale.
Dans un communiqué publié tard dans la soirée du 11 décembre, la ministre d’État, ministre de la Femme et de la Petite Enfance, Kitoko Gata Ngoulou, a exprimé « une profonde indignation » et une « immense tristesse » face à cet acte qu’elle qualifie d’« inouï et odieux ». Le ministère dénonce vigoureusement « une violation grave des droits humains fondamentaux » et une atteinte insupportable à la dignité des femmes et des enfants. « Qu’un homme chargé de protéger la population se rende coupable d’un tel crime à l’encontre de sa propre famille est inacceptable et inexcusable », s’est indigné Kitoko Gata Ngoulou. Pour elle, cet énième acte démontre que les violences conjugales restent un fléau persistant au Tchad.
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La ministre exhorte les autorités judiciaires à faire preuve d’une « rigueur absolue » dans le traitement de ce dossier. Elle réclame à cet effet une enquête approfondie, un jugement exemplaire et des sanctions à la hauteur de la gravité des faits. La cheffe du département de la Femme affirme que seule la justice rendue pourrait restaurer la confiance des citoyens en envoyant un signal clair : « Les violences faites aux femmes et aux enfants ne resteront pas impunies au Tchad. »
Outre l’approche judiciaire, le ministère appelle la population à un sursaut collectif. Il exhorte les familles à rompre le silence, les communautés à soutenir les victimes et les hommes à renoncer à la violence comme mode de résolution des conflits. « Les femmes et les enfants ont le droit fondamental de vivre dans la sécurité et la dignité », rappelle-t-il.

