Crise au Venezuela : l’Union africaine appelle au dialogue et au respect de la souveraineté

L’Union africaine (UA) a exprimé, le 3 janvier 2026, sa vive préoccupation face aux bombardements aériens infligés par les États-Unis sur le Venezuela, ayant occasionné l’enlèvement du président Nicolás Maduro et d’attaques militaires visant des institutions de l’État.

Dans un communiqué publié, l’organisation panafricaine a fermement réaffirmé son attachement aux principes de souveraineté des États, d’intégrité territoriale et de respect du droit international.

Face à une situation jugée « préoccupante », l’UA a insisté sur la primauté du dialogue politique inclusif comme seule issue favorable et durable de résoudre les défis internes complexes auxquels le Venezuela est confronté. Elle a appelé l’ensemble des parties concernées à faire preuve de retenue et de responsabilité afin d’éviter toute escalade susceptible de menacer la paix et la stabilité régionales.

LIRE AUSSI | Les quatre accusations des États-Unis contre Nicolas Maduro

Plusieurs pays d’Amérique latine, notamment membres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), ont également dénoncé ce qu’ils qualifient d’« ingérence étrangère » et ont réaffirmé leur soutien aux autorités vénézuéliennes. Cuba, le Nicaragua et la Bolivie ont notamment appelé au respect de la souveraineté du Venezuela et condamné toute tentative de déstabilisation par la force.

LIRE AUSSI | Diplomatie : le Tchad et le Venezuela échangent sur la situation politique et sécuritaire

De leur côté, la Russie et la Chine ont exprimé leur opposition à toute action militaire ou coercitive unilatérale, plaidant pour un règlement politique sous l’égide du droit international. Moscou a averti contre « des conséquences graves » en cas d’escalade, tandis que Pékin a souligné l’importance de la non-ingérence dans les affaires intérieures des États.

À l’inverse, les États-Unis et certains de leurs alliés occidentaux maintiennent une ligne dure à l’égard du pouvoir de Caracas, accusant le président Nicolás Maduro d’atteintes à la démocratie et de liens avec le narcotrafic. Washington continue de défendre des sanctions économiques et politiques, tout en affirmant soutenir « le peuple vénézuélien » dans ses aspirations démocratiques. Emmanuel Macron estime qu’il s’agit d’un soulagement pour le peuple vénézuélien qui doit  » s’en réjouir  ».

Par Nathaniel MOUNONE

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!