Amina Priscille Longoh, ancienne ministre de la Femme est nommée ambassadrice de la République du Tchad auprès de la République de France. Un portefeuille relativement lourd alors qu’elle occupait le poste de l’ambassadrice du Tchad auprès de l’organisation internationale de la Francophonie (OIF). Son court passage à ce poste se justifierait par le faible émolument du fait du manque de portefeuille propre.
Mais la question la plus légitime qu’on puisse se poser est donc l’expérience diplomatique de la fille de Longoh Eloi, préfet du Koumra. En effet, l’ascension politique de Amina Priscille Longoh est plus récente et moins étoffée. Elle n’a pas été au coeur de l’appareil stratégique qui conditionne parfois la vie et la survie d’un pays en quête de repositionnement géostratégique comme le Tchad.
Pourtant, le nouvel ordre mondial est en train d’être révisé selon la loi des plus forts. Le président Donald Trump en a déjà donné le ton. l’Europe elle-même durcit sa position et la France redéfinit son rapport avec l’Afrique. Ainsi, il est nécessaire pour le Tchad d’avoir, pour une puissance non négligeable comme la France, un visage diplomatique aguerri qui maîtrise les arcanes de la diplomatie occidentale ainsi que tous ses enjeux. Le Tchad n’en manque pas. Il y a de diplomates chevronnés et aguerris capables de négocier et renégocier les accords, défendre la souveraineté du Tchad et ses intérêts. C’est un fardeau assez lourd pour une stagiaire ayant seulement acquis moins d’une année à l’OIF.
La tâche s’annonce ardue. Elle constituera, à n’en pas douter, un véritable test pour la nouvelle ambassadrice, mais aussi un indicateur de la nouvelle orientation diplomatique voulue par les autorités tchadiennes.

