Le Délégué général du gouvernement auprès de la province de la Tandjilé, Adoum Moustapha Brahimi, a effectué ce 10 janvier une visite d’inspection dans plusieurs établissements publics de Laï. Cette visite intervient au lendemain des congés de Noël, afin de faire le bilan du premier trimestre pour le secteur éducatif dans cette province.
Pour s’assurer que les sifflets ont bien retenti dans les cours d’écoles après le ces congés de Noël, le Délégué général du gouvernement, Adoum Moustapha Brahimi, accompagné de ses proches collaborateurs, a sillonné les artères de la commune de Laï ce samedi 10 janvier 2026. Cette descente sur le terrain visait un objectif précis : constater l’effectivité de la reprise des cours après la trêve des confiseurs.
Le périple du Délégué l’a conduit successivement à l’école communale A et B, à l’école du centre, ainsi qu’aux lycées d’enseignement général n°1 et n°2. Si les bâtiments sont restés debout, l’âme des établissements, à savoir les enseignants et les élèves, semblait par endroits s’être évaporée.
Le paradoxe est frappant. À l’école communale A et B, ce sont les enseignants qui ont brillé par leur absence tant dis qu’au lycée n°2, la situation s’est inversée. Les professeurs étaient au rendez-vous, mais les bancs des élèves sont restés désespérément vides.
Partout où il est passé, Adoum Moustapha Brahimi n’a pas mâché ses mots. S’adressant aux élèves présents, il les a exhortés à plus de sérieux : « Le respect des enseignants et l’engagement dans les études sont les seuls remparts contre les défis sociaux qui guettent la jeunesse », a-t-il martelé.
Mais c’est surtout vers le corps enseignant que le Délégué a dirigé ses remontrances les plus fermes. Rappelant que la présence régulière est le « facteur essentiel » d’une éducation de qualité, il a lancé un vibrant appel aux absents pour un retour immédiat dans les classes.
Alors que le second trimestre s’ouvre, le signal envoyé depuis Laï est limpide : l’administration provinciale ne tolérera plus le laxisme qui fragilise l’avenir des enfants de la Tandjilé.
Par Nathaniel MOUNONE

