Le SYFOCT soutient les réformes éducatives et formule plusieurs doléances en faveur des enseignants

Le coordonnateur national du Syndicat des Fonctionnaires et Contractuels du Tchad (SYFOCT), Borso Nameroum, a animé, ce jeudi 16 juillet 2026 à N’Djaména, un point de presse au cours duquel il a exprimé le soutien de son organisation aux réformes engagées dans le secteur de l’éducation, tout en présentant plusieurs doléances visant à améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants.

Face aux journalistes, le Bureau provincial du SYFOCT ainsi que sa coordination sectorielle de l’Éducation nationale pour la ville de N’Djaména ont exprimé leurs attentes à l’égard du gouvernement, tout en saluant les efforts du ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique.

Dans un premier temps, les responsables syndicaux ont apporté leur appui aux réformes initiées par le nouveau ministre, estimant qu’elles contribueront à redorer l’image du système éducatif tchadien.

« Pris dans un contexte de crise profonde et de démobilisation générale du corps enseignant, le système éducatif subissait une longue agonie », a déclaré le coordonnateur national. Selon lui, les décisions et les mesures prises par le ministre d’État constituent des remèdes indispensables et témoignent de sa parfaite maîtrise des réalités du secteur.

Concernant les enseignants contractuels exerçant dans les établissements privés, le SYFOCT a assuré qu’il veillera au strict respect de leurs conditions de travail et de rémunération, tout en dénonçant toute irrégularité qui serait constatée sur le terrain.

Le syndicat a ensuite présenté plusieurs revendications qu’il juge prioritaires. S’agissant des salaires, il plaide pour le remboursement des retenues effectuées sur les rémunérations du mois de février dernier à la suite du mouvement de grève, estimant que cette mesure contribuerait à remobiliser les enseignants.

Le SYFOCT appelle également à la poursuite des efforts d’amélioration des conditions de travail dans les établissements scolaires, après les actions d’assainissement déjà entreprises dans le secteur.

Par ailleurs, le syndicat demande la mise en place d’un mécanisme d’urgence permettant aux enseignants retraités et aux contractuels dégagés de bénéficier rapidement et intégralement de leurs droits. Il sollicite également l’automatisation du reversement des agents de la main-d’œuvre dans la fonction publique.

Enfin, le SYFOCT demande au gouvernement d’intercéder en faveur des enseignants suspendus en 2018 par l’Inspection générale d’État (IGE), dont la situation administrative demeure en suspens depuis huit ans.

À l’issue de cette rencontre avec la presse, le bureau provincial du SYFOCT et sa coordination sectorielle de l’Éducation nationale ont également exigé la signature du moratoire de la commission administrative paritaire, qu’ils considèrent comme une étape essentielle pour la résolution de plusieurs dossiers en attente.

Par GOOGLUCK Nakicel

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