Le Président de la République, le Maréchal du Tchad Mahamat Idriss Deby Itno, a reçu ce lundi 17 Août 2026 une délégation mauritanienne conduite par le ministre des Affaires Economiques et du Développement, Abdallah Ould Souleymane Ould Cheikh Sidia.
L’émissaire est porteur d’un message écrit du Président de la République Islamique de Mauritanie Mohamed Ould cheikh El Ghazouani, à son homologue tchadien. Par cette démarche, Nouakchott sollicite officiellement le soutien de N’Djaména en faveur de sa candidate à la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Il s’agit de la ministre Dr Couba BA, présentée au Chef de l’État à l’occasion de cette audience.
4 candidats en dans la course
Quatre candidats, une Mauritanienne, une Congolaise, une Rwandaise et un Roumain, qui se disputent le poste de secrétaire général de cette organisation. Ils seront départagés lors du XXe sommet de l’organisation qui se tiendra le 16 novembre prochain au Cambodge.
C’est la première fois que le secrétaire général de l’OIF va être élu après 56 ans d’existence de ce rassemblement des pays francophones. Jusqu’à présent, le processus de désignation au poste de secrétaire général reposait essentiellement sur des consultations diplomatiques bilatérales et selon un principe de recherche du consensus entre les États membre de plein droit de l’organisation.
Ainsi, ce sont 90 chefs d’État et de gouvernement représentant 90 États et d’environ 400 millions de francophones qui éliront le futur secrétaire général de l’OIF pour un mandat de quatre ans : 2027 à 2030.
Depuis la création du poste de secrétaire général de l’OIF en 1997, lors du sommet de la francophonie à Hanoï, aucun européen n’a dirigé l’organisation. Ce qui constitue un avantage pour le Roumain. Par contre, trois Africains l’ont dirigé : Boutros Boutros-Ghali d’Égypte (1997-2002), Abdou Diouf du Sénégal (2003-2014) et Louise Mushikiwabo du Rwanda (depuis 2019). Hormis les Africains, Michaëlle Jean du Canada a également dirigé l’organisation durant un mandat (2015-2018).
Par Nathaniel MOUNONE

