Chaque année, une journée est consacrée à la sensibilisation sur le rôle du moustique dans la transmission de maladies et aux efforts de lutte contre ces insectes vecteurs. Cet événement vise à informer le grand public et les professionnels de la santé sur les risques sanitaires liés aux moustiques, notamment en raison de leur implication dans la propagation de maladies telles que le paludisme, la dengue, le chikungunya ou encore le virus Zika.
L’initiative trouve son origine en hommage aux travaux du médecin britannique Sir Ronald Ross, qui a découvert en 1897 que les moustiques du genre Anopheles sont responsables de la transmission du paludisme. Cette découverte a ouvert la voie à des recherches approfondies sur la lutte contre cette maladie et les moyens de limiter la prolifération des moustiques. Depuis, cette journée est célébrée dans plusieurs pays pour rappeler l’importance de la prévention et des avancées scientifiques dans ce domaine.
Cette journée rappelle surtout le rôle de la femelle du moustique dans la transmission du paludisme. L’Afrique reste le continent le plus touché, avec 95 % des décès liés à la maladie. Cinq ans après la recommandation par l’OMS du premier vaccin antipaludique, le RTS,S, son déploiement commence à produire des résultats mesurables, même si des défis considérables demeurent.
Selon RFI, le vaccin RTS,S a marqué un tournant dans la lutte contre le paludisme. C’est en octobre 2021 que l’Organisation mondiale de la Santé a recommandé pour la première fois l’utilisation du vaccin RTS,S contre le Plasmodium falciparum, le parasite responsable de la forme la plus meurtrière du paludisme. Depuis, le déploiement des vaccins antipaludiques s’est accéléré.
Pourle World Malaria Report 2025, plus de 170 millions de cas de paludisme et environ un million de décès ont été évités dans le monde en 2024, grâce notamment à l’élargissement de l’utilisation de nouveaux outils de prévention, parmi lesquels les vaccins recommandés par l’OMS. Essentiellement en Afrique, car plus de 90 % des cas de décès sont enregistrés sur le continent.
Autre avancée majeure : en avril 2026, l’OMS a préqualifié le premier traitement antipaludique conçu spécifiquement pour les nouveau-nés et les jeunes nourrissons. Un cap important alors qu’environ 30 millions de bébés naissent chaque année dans les zones d’endémie en Afrique.
Par Nathaniel MOUNONE

