Coupés du monde et abandonnés à leur sort, les habitants du 9ᵉ arrondissement assistent impuissants au « terrorisme numérique » d’Airtel et Moov Africa. Un véritable braquage en règle sur dos de consommateurs, face auquel le silence assourdissant du régulateur, l’ARCEP, interroge et scandalise.
La situation que vivent les habitants du 9ᵉ arrondissement ressemble à un complot invraisemblable ourdi pour les priver d’un service indispensable : le réseau téléphonique. Si vous habitez Walia, Toukra, Ngonba, Ngueli, Digangali, etc., vous en êtes certainement témoins. Car, y effectuer un simple appel, c’est comme aller à Bagdad.
Des crashes nauséabonds, des interruptions à couper la respiration, une connexion internet rampante, voilà le quotidien de cette population. Ils ont leurs téléphones entre leurs mains comme des objets d’ornement. Au fond, Airtel et Moov Africa, « duopole d’arnaqueurs », ont décidé allègrement et impunément de faire du mal à la population du 9ᵉ arrondissement. Pour rien, rien du tout.
Priver toute une population de communication au 21ᵉ siècle relève donc de l’inacceptable. Et il faut dénoncer le terrorisme numérique que perpètrent ces deux sociétés de téléphonie mobile qui n’ont jamais offert de bons services depuis leur arrivée. Passer un simple coup de fil ou envoyer un message est devenu un véritable parcours du combattant.
Malgré les interpellations, elles continuent d’infliger ce calvaire aux habitants qui paient très cher pour un service fantôme.
Ce qui blesse plus d’un, c’est surtout le comportement de l’ARCEP qui garde un silence assourdissant. Par coopération ? Dieu seul sait. Les rapports s’accumulent. Des simulations de grondement s’observent mais sans effets. À se demander si ce sont Moov Africa et Airtel Tchad qui régulent plutôt l’ARCEP. Tout est possible.
Il est donc temps, mais vraiment temps, que cette mascarade s’arrête. Les opérateurs doivent assumer pleinement leurs responsabilités et le régulateur doit clarifier sa position. On ne peut plus tolérer que des milliers de citoyens soient coupés du monde.
Par Nathaniel MOUNONE

