Le président du Conseil consultatif de l’Union africaine contre la corruption (AUABC), Kwami Edem Senanu, a présidé, ce mercredi 28 octobre 2026, l’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités consacré au recouvrement des avoirs, à la Position africaine commune sur le recouvrement des avoirs (CAPAR), à la lutte contre le blanchiment de capitaux et à la prévention des flux financiers illicites. La cérémonie s’est déroulée en présence du contrôleur général de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC), Nedeou Teubdoyo.
À cette occasion, le contrôleur général de l’AILC, Nedeou Teubdoyo, a souligné que » la lutte contre la corruption ne saurait se limiter à la détection des infractions ou à la poursuite de leurs auteurs, elle doit également permettre aux Etats de retrouvrer, saisir, confisquer et gérer efficacement les avoirs issus de la corruption et d’autres activités illicites ». Il a poursuivi en rappelant que » derrière chaque avoir illicitement soustrait se trouve des ressources qui auraient pu servir au financement du développement, au renforcement des services publics et à l’amélioration des conditions de vie des populations ».
Le contrôleur général de l’AILC a également rappelé que « la Position Africaine Commune sur le Recouvrement des Avoirs (CAPAR) constitue un instrument continental destiné à renforcer la capacité des États africains à identifier, récupérer et gérer les avoirs illicitement soustraits, dans le respect de leur souveraineté et de leurs priorités de développement ».
Il a ensuite présenté les quatre piliers de la CAPAR : la détection et l’identification des avoirs, leur recouvrement et leur restitution, la gestion des avoirs recouvrés, ainsi que la coopération et les partenariats.
Selon lui, ces quatre dimensions rappellent une réalité essentielle : » aucune institution, aucun Etat ne peut relever seul le défi du recouvrement des avoirs », notamment parce que les capitaux franchissent les frontières.
Face aux mécanismes de dissimulation des avoirs, leur détection et leur recouvrement exigent une coopération effective entre les services d’enquête. À cet effet, Nedeou Teubdoyo a exhorté les participants à renforcer les échanges et la collaboration entre les acteurs concernés. « Le renforcement des capacités, le partage d’expériences et la construction de réseaux opérationnels entre praticiens doivent occuper une place centrale dans notre action « , a-t-il déclaré.
Pour lui, cet atelier doit constituer un espace de dialogue entre praticiens, de confrontation des expériences et de recherche de solutions concrètes aux difficultés liées à l’identification, à la localisation, au gel, à la saisie, à la confiscation, au rapatriement et à la gestion des avoirs.
L’AILC a ainsi affiché clairement sa vision : « passer progressivement des principes aux mécanismes, des mécanismes aux actions et des actions aux résultats ».
Enfin, l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC) a réaffirmé son engagement à œuvrer aux côtés du Conseil consultatif de l’Union africaine contre la corruption et de l’ensemble de ses partenaires afin d’approfondir la coopération en matière de prévention et de lutte contre la corruption, de recouvrement des avoirs et de lutte contre les flux financiers illicites.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

