Musik-Mouv Tchad : un projet pour révéler et professionnaliser les jeunes artistes tchadiens

Ce mardi 21 octobre à Gassi, dans la commune du septième arrondissement de la ville de N’Djaména, Xavier Baoundoh Djerambete, directeur artistique de Black Mind Musik, à travers une conférence de presse, a procédé au lancement du projet Musik-Mouv Tchad. Ce projet financé par la coopération suisse vise à faire découvrir les talents artistiques tchadiens.

Pour le directeur artistique, Xavier Baoundoh, le projet Musik-Mouv Tchad, né d’un rêve simple, celui de rendre la production musicale numérique accessible à tous, a permis de former plus de jeunes, dont plus de la moitié de femmes, à l’usage des outils de Musique assistée par ordinateur (MAO). En plus, le projet a éveillé une première génération d’artistes compositrices numériques au Tchad.

Le directeur a aussi témoigné que le talent y existe au Tchad, mais il a besoin d’un accompagnement structuré et professionnel pour s’exprimer pleinement. « C’est sur cette base solide que nous lançons aujourd’hui le projet Musik-Mouv Tchad, soutenu par la Coopération suisse et l’ambassade du Royaume des Pays-Bas », a déclaré Xavier Baoundoh. Selon lui, « il ne s’agit plus seulement d’apprendre à créer, mais d’apprendre à se professionnaliser, à se faire découvrir et à rayonner ».

La formation avec ces 10 jeunes artistes tchadiens, dont 4 femmes et 6 hommes, sera axée sur quatre points : la découvrabilité et l’innovation artistique avec Lamine Ba, l’image et l’identité artistique avec Dex Willy, le management et les contrats artistiques avec Nadine Gérard, les écritures et les expressions avec Maître Gims en ligne, la communication musicale et la diffusion numérique avec Roland Albani et enfin l’entrepreneuriat culturel porté par l’équipe de Black Mind.

L’objectif du projet Musik-Mouv Tchad est de permettre aux artistes de structurer, de développer leur identité, et d’atteindre une visibilité nationale et internationale. « À travers Musik-Mouv Tchad, nous voulons prouver qu’avec des formations adaptées, des partenariats solides et une vision à long terme, la musique tchadienne peut se professionnaliser, créer des emplois, et porter haut les couleurs du pays », a souhaité le directeur artistique Xavier Baoundoh Djerambete.

Le Sénégalais Lamine Ba, expert des industries culturelles et créatives, a, dans son intervention, mis l’accent sur la découvrabilité musicale. Pour lui, c’est « la façon, la capacité d’une musique à se faire découvrir d’un public qui ne la cherchait pas forcément sur internet ». Pour lui, les musiques africaines ont des difficultés à être découvertes, parce qu’il y a une méconnaissance des outils informatiques, des outils d’abonnement, des algorithmes.

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