Au lendemain d’une violente journée d’élection en Tanzanie, les heurts se sont poursuivis jeudi. Des centaines de jeunes ont défié le déploiement sécuritaire imposé par les autorités pour manifester leur colère dans les rues de Dar es Salam.
Le pays est bloqué, internet est coupé, les écoles fermées et un couvre-feu a été imposé dans la capitale.
Un dispositif de sécurité incarné par des arrestations et des exécutions contre le moindre opposant, mis en place par la présidente Samia Suluhu Hassan et son fils pilote d’une force d’intervention informelle, témoigne d’une répression féroce dénoncée par les manifestants.
Les autorités appellent à la retenue, mais les tensions persistent. Les analystes mettent en garde contre le risque de propagation des violences, soulignant que la contestation électorale pourrait rapidement déborder si le dialogue politique n’est pas rétabli.
La présidente Samia Suluhu Hassan, qui a été promue à ces fonctions il y a quatre ans lors du décès de John Magufuli son prédécesseur, aspire de nouveau à être élue.

