Le ministre de l’Éducation nationale et de la Promotion civique Dr. Aboubakar Assidick Tchoroma, à travers une note circulaire rendue publique ce 17 novembre 2025, a instruit les recteurs des académies, les délégués provinciaux de l’Éducation nationale ainsi que leurs différentes ramifications de réguler les organisations et des institutions intervenant dans les établissements scolaires sur la formation à la culture de la paix et au non-violence aux élèves.
Le ministre, dans sa note, n’ignore pas les valeurs de la paix dans la construction d’une nation. Cependant, il déplore la prolifération de ces activités pendant les heures de cours dans les établissements scolaires. « Ces interventions multiformes des organisations de la société civile réduisent significativement le volume horaire prévu, compromettent la planification scolaire, ne permettant pas de garantir l’efficacité des programmes de formation et peuvent aussi être des occasions pour inculquer et transmettre des idées non conformes aux objectifs fixés par le ministère de l’Éducation nationale et de la Promotion civique », déplore-t-il.
Afin d’assurer une meilleure planification des interventions de ces organisations, il est recommandé : toute intervention d’organisation, d’institution ou de structure associative dans un établissement scolaire public ou privé à caractère éducatif, civique ou social doit être préalablement autorisée par le ministre de l’Éducation nationale et de la Promotion civique, à travers la direction de la Promotion civique.
Dr. Aboubakar Assidick Tchoroma rappelle que seule la direction de la Promotion civique est habilitée à concevoir, valider et superviser les contenus de sensibilisation à la culture de la paix, à la non-violence, à la citoyenneté et à la solidarité destinée aux élèves et est aussi en charge d’appuyer toutes les initiatives allant dans le sens du renforcement du bon vivre ensemble dans nos écoles.
En revanche, toute intervention non conforme à ces dispositions sera immédiatement suspendue, et des mesures disciplinaires seront prises à l’encontre des responsables concernés, précise le ministre.

