Après le plébiscite de mai 2024 qui a scellé la légitimité du Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno à la tête de l’État tchadien, le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), parti au pouvoir est en pleine métamorphose. Il ne s’endort pas du tout sur ses lauriers, tant les défis sont grands et il faut d’ouvriers aguerris.
Sous l’impulsion de son Secrétaire Général, Aziz Mahamat Saleh désigné à l’issue du 13e congrès en 2025, le MPS opère une réforme structurelle jamais égalée. Il faut restructurer le parti à la base. » C’est la toute première dans sa forme » lance un militant. La restructuration des organes de base entamée dans toutes les provinces du Tchad, vise à transformer l’essai électoral en un ancrage territorial politiquement indestructible.
Si le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno est le maître d’ouvrage de cette nouvelle dynamique politique, Aziz Mahamat Saleh en est le maître d’œuvre pour la réalisation de cette vision. Il incarne, du moins pour ce processus, la rigueur administrative. Loin d’être un simple conformisme, le Secrétaire Général est conscient des enjeux de ce remaillage territorial du parti. C’est pourquoi, il a déployé une stratégie de proximité. Sa méthode ? Une surveillance « au grain » du processus de restructuration provinciale. Aziz Mahamat Saleh ne se contente pas de nommer les mandataires; il veille à ce que la démocratie interne soit le moteur de la sélection des nouveaux cadres locaux.
La grande innovation de cette ère réside indéniablement dans la valorisation des organes décentralisés. Le MPS a donc bien compris que la force d’un parti ne se mesure pas seulement à ses meetings nationaux, mais à la vitalité de ses ramifications les plus reculées. Les départements, les communes , les sous-préfectures et les cantons sont appelés à se transformer en relais directs du programme politique du Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno.
« Avec l’équipe d’Aziz Mahamat Saleh, le désordre n’est pas toléré », confie l’un des mandataires du parti. Ce ton, on ne peut plus martial, traduit une volonté de rompre avec les cacophonies du passé pour instaurer une discipline de fer, nécessaire à la mise en œuvre du pacte social proposé par le Chef de l’État.
Cette restructuration des organes de base constitue également une préparation de terrain pour les futures échéances électorales. En quadrillant le territoire de manière plus scientifique, le MPS veut s’assurer de sa capacité de mobilisation permanente.
Le parti cherche, sous la houlette de Aziz Mahamat Saleh, à prouver qu’il reste l’organisation la mieux structurée du paysage politique tchadien. C’est un fait visiblement incontestable. L’enjeu est à cet effet double : consolider le pouvoir en place et garantir que le « souffle nouveau » promis lors de la campagne présidentielle se traduise concrètement par des actions de développement à la base.
Reste à savoir comment cette nouvelle garde territoriale parviendra à transformer cette rigueur structurelle en bien-être réel pour le peuple tchadien. À suivre…

