Au lendemain de l’élection de Mojtaba Khamenei au rang de guide suprême iranien, la Chine s’est opposée à une action américano-israélienne à son encontre.
La Chine prend position et demande un retour au «dialogue». Sans surprise, Motjaba Khamenei a été élu dimanche 8 mars guide suprême iranien, succédant ainsi à son père, Ali Khamenei, tué au premier jour de l’opération israélo-américaine. Une annonce qui fait réagir, notamment du côté de Pékin, où les autorités se sont dites, ce lundi, opposées à toute action étrangère qui viserait le nouveau guide suprême iranien.
«La Chine s’oppose à toute ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays, sous quelque prétexte que ce soit, et la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale de l’Iran doivent être respectées», a dit lors d’un point presse régulier un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Guo Jiakun, interrogé sur des menaces américaines et israéliennes.
Israël a prévenu mercredi que le nouveau guide suprême iranien serait «une cible», avant même la désignation de Mojtaba Khamenei. Le président américain Donald Trump a dit que le nouveau guide suprême «ne tiendra pas longtemps» sans son aval.
Le porte-parole chinois a présenté la nomination de Mojtaba Khamenei comme une affaire intérieure iranienne : «Nous avons pris connaissance des informations à ce sujet. Il s’agit d’une décision prise par la partie iranienne conformément à sa Constitution», a-t-il dit.
Pékin a exprimé sa colère face aux opérations militaires américaines et israéliennes et à la mort de l’ancien guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre et auquel succède Mojtaba Khamenei : «La Chine appelle (les parties) à cesser immédiatement les opérations militaires, à reprendre le dialogue et les négociations dès que possible et à éviter toute nouvelle escalade des tensions», a répété le porte-parole.
Par Nathaniel MOUNONE

