Le directeur général adjoint du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Ahmat Mahamat Haggard, a présidé ce mardi 10 mars 2026 au CEFOD, dans la ville de N’Djaména, un atelier d’études et d’analyses des dimensions transversales (équité, sécurité, migration, santé et droits) pour la CDN 3.0.
Organisé par le ministère de l’Environnement, en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), cet atelier s’inscrit dans le cadre de la révision de la CDN actualisée de 2021 vers sa troisième version (CDN 3.0), tout en veillant à la mise en place de politiques climatiques efficaces, justes et résilientes. Il poursuit trois objectifs.
Il s’agit notamment de cartographier et d’évaluer les vulnérabilités ainsi que les risques spécifiques que les impacts climatiques font peser sur l’équité, la sécurité, la migration, la santé et les droits humains au Tchad. Ensuite, examiner l’état actuel de l’intégration de ces cinq dimensions transversales dans les politiques et cadres législatifs, tout en identifiant les lacunes institutionnelles. Puis, définir un ensemble d’indicateurs de performance et d’outils de suivi MRV. Enfin, proposer des recommandations opérationnelles et sectorielles afin de garantir que les mesures d’adaptation et d’atténuation de la CDN 3.0 soient sensibles à ces enjeux et apportent des co-bénéfices.
Pour le directeur général adjoint du ministère, les inondations dévastatrices et les sécheresses prolongées, à l’origine notamment de l’assèchement du Lac Tchad, menacent aujourd’hui l’agriculture, l’élevage et la sécurité alimentaire. Elles sont également à l’origine du déplacement de milliers de personnes et intensifient les conflits liés aux ressources naturelles, générant des problèmes à tous les niveaux avec des conséquences parfois néfastes et irréversibles.
Selon Ahmat Mahamat Haggard, la CDN 3.0 doit aller plus loin. Elle doit explicitement identifier et gérer les risques liés à plusieurs dimensions transversales : l’équité, la sécurité, la migration, la santé et les droits humains. Le DGA a interpellé les participants : » nous ne sommes pas pour valider des documents déjà écrits. Nous sommes ici pour co-construire une analyse qui reflète la réalité du terrain et qui soit utile à nos décideurs. Identifier les lacunes, signalez les incohérences, proposez des ajustements ».

