Le secrétaire général du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Koularambaye Koundja Julien, a présidé la deuxième réunion du comité de pilotage du projet Initiative pour le renforcement des capacités sur la transparence climatique au Tchad (CBIT). La rencontre, organisée par le ministère de l’Environnement en partenariat avec le PNUD et le GEF, s’est tenue ce mercredi 11 mars 2026 à N’Djaména.
Inscrit dans le cadre de l’Accord de Paris, le projet CBIT vise à renforcer les capacités institutionnelles et techniques en matière de transparence climatique. À travers cette initiative, le Tchad s’est engagé à soumettre des rapports transparents, précis et complets sur ses émissions de gaz à effet de serre, ses actions d’atténuation ainsi que ses besoins d’adaptation.
Pour le représentant du PNUD au Tchad, Francis James, cette deuxième réunion du comité de pilotage du projet CBIT poursuit trois objectifs principaux : passer en revue les résultats atteints au cours de l’année écoulée, examiner le plan annuel 2026 et recueillir des orientations stratégiques ainsi que des idées permettant d’atteindre les résultats attendus du projet.
Il a également relevé les avancées enregistrées, notamment le renforcement des capacités de plus de 100 cadres multisectoriels aux niveaux central et provincial sur le système de mesure, notification et vérifications des inventaires de gaz à effet de serre. À cela s’ajoutent des formations sur les méthodes de collecte et de gestion des données relatives aux inventaires de gaz à effet de serre, l’utilisation d’outils logiciels favorisant la transparence climatique, ainsi que la prise en compte du genre dans les politiques liées au changement climatique.
Le secrétaire général du ministère a insisté sur l’importance de la transparence, qui, selon lui, ne constitue pas une simple formalité administrative. Elle représente plutôt un pilier de la confiance mutuelle entre les nations, mais aussi un outil essentiel de pilotage des politiques publiques. Car, » sans les données fiables, sans systèmes de suivi évaluation robustes, comment pourrions nous mesurer l’efficacité de nos contributions déterminées au niveau national (CDN)? Comment pourrions-nous orienter nos investissements vers les secteurs les plus pertinents ? » s’est interrogé Koularambaye Koundja Julien.
Selon lui, le projet CBIT vient combler un besoin crucial : celui de passer d’une gestion fragmentée de l’information à un système national intégré et durable de suivi des engagements climatiques, soutenu par les plus hautes autorités du pays.
Les membres du comité de pilotage du projet CBIT, chargés de l’orientation stratégique de cette initiative, ont pour responsabilité de valider les plans de travail et les budgets, de s’assurer de la cohérence des activités avec les priorités nationales, de veiller à la bonne coordination entre les différentes parties prenantes et, enfin, de lever les goulots d’étranglement susceptibles d’entraver la bonne mise en œuvre du projet.
Pour conclure, le secrétaire général du ministère a invité les participants à construire des dispositifs capables de survivre au projet CBIT, notamment des bases de données pérennes, des compétences humaines renforcées et des procédures institutionnalisées.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

