Pahimi Padacké Albert : « Nos convictions ne sont pas à vendre et la confiance du peuple ne se marchande point »

Réuni ce 19 septembre 2026 pour l’installation officielle de ses instances issues de son 6ᵉ congrès tenu les 27 et 28 décembre 2025, le RNDT-Le Réveil a affiché sa détermination à ne céder ni face aux contestations électorales post-scrutin ni face aux pressions socio-économiques du pouvoir.

Devant les responsables nationaux, des membres du bureau exécutif et des militants, le président du RNDT-Le Réveil, Pahimi Padacké Albert, a rappelé la boussole tracée lors des dernières assises de décembre 2025 : le fédéralisme unificateur. Conçu comme une réponse institutionnelle aux aspirations de justice et de cohésion, ce choix politique vise à rapprocher les centres de décision des citoyens et à faire de la diversité tchadienne une force motrice, loin de toute opposition stérile entre les territoires.

Le chef de file de l’opposition a vertement dénoncé les résultats des élections législatives et locales de 2024. Pour lui, plusieurs sièges conquis dans les urnes ont été « arrachés au vu et au su de tous ». Une stratégie de « découragement » orchestrée pour inciter les opposants à un ralliement jugé humiliant.

Pahimi Padacké Albert a également saisi cette occasion pour fustiger l’exclusion ciblée de ses militants des sphères professionnelles de l’État. Une pratique qui, selon ses termes, transfère la précarité et « l’urgence de remplir son estomac » en un instrument de captation des consciences et d’allégeance servile. Une ligne rouge que le RNDT-Le Réveil entend combattre en portant haut l’exigence de mérite, d’équité républicaine et de dignité citoyenne.

Pour l’ancien premier ministre, il n’y a pas de raison de céder au défaitisme. C’est pourquoi il a appelé à rompre avec l’attentisme électoraliste. Chaque militant et chaque dirigeant est invité à quadriller le terrain, à renouer le dialogue dans les quartiers et les villages, et à faire de l’adhésion au parti le baromètre de l’efficacité de ses cadres. Les élus, quant à eux, sont sommés de rester accessibles et fidèles à leur base électorale.

Il a fini par lancer un appel à l’unité et à la discipline interne. En plus du débat démocratique et de la libre discussion érigés en règle au sein des instances, la solidarité collective doit primer une fois les décisions arrêtées.

Par Nathaniel MOUNONE

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