Entre le Bishop Sitack et l’Apôtre Daoussa : l’interminable silence

Il y a 7 jours déjà, calendrier en main, le ministre de l’Enseignement supérieur, Dʳ Sitack Yombatina Béni, par ailleurs pasteur de l’église Maranatha, a suspendu de ses fonctions le président de l’université de N’Djamena, Pr Mahamat Saleh Daoussa.

Une semaine passée, le nuage plombe toujours autour de ce feuilleton. L’eau ne jaillit finalement pas et l’attente devient de plus en plus inquiétante. Sera-t-il rétabli dans ses fonctions ou y relevé irrévocablement ? C’est un verdict le plus attendu en ce moment au Tchad. Dans les couloirs du building de Moursal, personne n’est fuitée. Personne n’est dans l’asile mystérieux de Sitack. Tout le monde attend. Il n’y a ni Dieu, ni Jésus, ni Saint-Esprit. Chacun est au même niveau d’information. Que dire ? justice informationnelle.

Pour rappel, Pr. Mahamat Saleh Daoussa Haggar a été suspendue pour insubordination notoire. Il lui serait reproché une correspondance de 15 pages adressée au ministre de l’Enseignement supérieur dans laquelle il met en demeure ce dernier et lui somme d’apporter des réponses à ses préoccupations dans un délai n’excédant pas 15 jours. L’expression « mise en demeure » a été employée 13 fois dans sa lettre adressée au bishop, à l’image de l’apôtre Paul dans le Nouveau Testament.

Sur la toile, le bras de fer entre Daoussa et Sitack continue d’alimenter le débat. Les pro Daoussa évoquent un vice de procédure et un règlement de compte, tandis que les supporters de Sitack brandissent le respect des principes administratifs. La fin du classico n’est pas pour demain.

À attendre le verdict final

Par Nathaniel MOUNONE

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