Le contrôleur général de l’Autotorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC), Nedeou Teubdoyo Gérard et leLe président du Conseil consultatif de l’Union africaine contre la corruption (AUABC), Kwami Edem Senanu, ont, ce vendredi 30 octobre 2026, mis fin à l’atelier de renforcement des capacités consacré au recouvrement des avoirs, à la Position africaine commune sur le recouvrement des avoirs (CAPAR), à la lutte contre le blanchiment de capitaux et à la prévention des flux financiers illicites.
Pendant trois jours, les experts venus de l’Afrique ont axés leurs réflexions sur les stratégies, les moyens et les expériences pouvant renforcer le recouvrement des avoirs, sur la position africaine commune sur le recouvrement des avoirs (CAPAR), sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et à la prévention des flux financiers illicites. Ils ont également examiné la cartographie du cadre juridique et institutionnel des avoirs du Tchad.
Désormais la place est aux actions et non aux cases de réflexions. Le contrôleur général de l’AILC, Nedeou Teubdoyo Gérard est allé dans ce sens en affirmant » le recouvrement des avoirs ne peut produire des résultats durables sans des acteurs suffisamment outillés, des institutions qui coopèrent efficacement et une réelle volonté de traduire les engagements en actions concrètes ».
Il ajoute en disant que » le véritable succès de cet atelier ne se mesurera pas seulement à la qualité des présentations qui y ont été faites, mais surtout à notre capacité collective à transformer les enseignements reçus en pratiques professionnelles, les expériences partagées en solutions et les engagements pris en résultats concrets ».
Sachant que la corruption handicape la société, et est devenue un frein solide du développement socio-économique d’un pays. Le contrôleur général fait appel à une coopération renforcée. Pour lui, « la clôture de cet atelier doit constituer le point de départ d’une dynamique renforcée, fondée sur une meilleure coordination entre les acteurs, le partage de l’information, la mutualisation des expertises et le renforcement de la coopération aux niveaux national, régional et continental ».
Le problème de la corruption n’est pas nouveau au Tchad en particulier et en Afrique en général. Cet atelier pourrait avoir un impact positif si et seulement si les recommandations et les enseignements reçus se transforment véritablement en actes. Sinon, face aux puissants et des experts dans ce domaine de corruption, cet atelier sera comme une parole prêchée dans le désert.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

